«Nous devons changer d’imaginaire»

Intervenant lors de la 6e Convention du Forum à Nîmes dont il a été l’un des organisateurs, Olivier Abel revient sur les multiples fractures dont souffre notre société pour se demander, en partant de l’exigence chrétienne de charité, si l’un des premiers moyens de retrouver un « bien commun » ne serait pas d’abord de changer notre regard et de construire des institutions « qui ne soient pas humiliantes ».

« Nous fracturons »

Je voulais récapituler un certain nombre de remarques assez disparates. Ça ne construit pas tellement un discours, ce sont des touches, des choses que j’ai repérées : la croissance simultanée du meilleur et du pire, le bon grain et l’ivraie qui poussent ensemble … On a du mal à les séparer mais c’est vrai qu’on éprouve du découragement ou qu’on éprouve de l’espérance, il y a bien les deux en même temps. L’effroi nous vient d’abord d’un sentiment de fracture qui, de proche en proche, défait le lien social, les sociétés. Hamit Bozarslan (1) me disait il y a 6-7 ans : « Ce ne sont pas les États qui se défont, ce sont les sociétés ». Il décrivait ce qui était en train de s’opérer dans tout le Proche-Orient et qui se poursuit. Il y a aussi la fracture qui sépare de plus en plus le Nord du Sud qui est aussi une fracture qui sépare nos vieilles sociétés du statu-quo des sociétés émergentes. Ces sociétés émergentes sont puissantes, extrêmement puissantes, extrêmement dangereuses parce qu’elles ne rencontrent pas pour le moment de limites à leur puissance. On essaye de les casser mais on n’y arrive pas : ni économiquement, ni autrement … On n’y arrivera pas, ce n’est pas si facile … On a beaucoup méprisé la Turquie et ce qui arrive actuellement, c’est que la société turque a été réarmée par notre mépris. Erdogan est une réponse à notre mépris, il faut qu’on le sente. Il y a aussi la fracture entre l’humanité et la planète. Une humanité qui grandit démographiquement, une planète qui a ses limites, ses ressources qui se réduisent à tout point de vue, sa biodiversité, ses équilibres … Nous fracturons, nous continuons à fracturer, à produire de la fracture, à produire de la précarité … On appelle encore ça le capitalisme mais je ne sais pas ce que c’est (les mots sont des grosses enveloppes qu’on jette sur les choses) : avec la mondialisation, le développement, le capitalisme a rompu son pacte avec la démocratie, qui avait duré quelque temps, et il est devenu extrêmement brutal, prédateur. Il s’est allié à des régimes autoritaires et c’est comme s’il n’y avait plus de contrepoids, plus de limite. Il y a un processus d’accélération et aujourd’hui, on a moins affaire à des exploités qu’à des exclus. On a de plus en plus d’humains, comme disait Hannah Arendt (2), qui sont superflus, simplement superflus, qui sont en trop partout, dans nos sociétés, ailleurs … En gros, on est soit in soit out. Il y a de plus en plus de gens out et pour être in, il faut vraiment s’accrocher, on est jetés dans une sorte de centrifugeuse …

 

La charité chrétienne : anonyme et sans limites

Comment refaire de la solidarité avec tous ces inemployés, ces inutiles ? Entre des surexploités, des sous-employés, des superflus et tous les humains en général, comment refaire des solidarités, des ressemblances, comment éprouver nos ressemblances ? Nous sommes à la même image, nous nous ressemblons et la question sociale au 19e siècle avait pu se constituer autour d’un sentiment de ressemblance. On se ressemble, on a peut-être perdu toutes nos attaches, nos identités mais on se ressemble et c’est un point très important. Dans Réforme (3), je partais de cette formule de Jésus : « Vous aurez toujours des pauvres ». Je ne rappelle pas l’épisode dans lequel il dit ça (4), je voulais insister sur le fait que ce n’est pas une parole de résignation. Dans les Évangiles, la question de la pauvreté est très présente, les questions économiques sont incroyablement, étonnamment présentes (je suis un grand adepte de Platon où il est question de beaucoup de choses mais pas tellement de ça). Avec Jésus, c’est vraiment important. Les salaires, c’est peut-être métaphorique mais on est dans ces métaphores-là. Il me semble que toute la culture européenne est depuis des siècles animée par cette éthique évangélique : on n’a cessé de combattre la pauvreté. C’est un des caractères propres de la culture européenne par rapport à d’autres grandes civilisations. Je ne dis pas qu’il n’y a pas un combat contre la pauvreté dans l’Islam ou dans d’autres civilisations, mais je dis que l’idée que la misère, le malheur en général n’est pas une punition de Dieu, n’est rien qui soit voulu par Dieu, est au cœur de l’Évangile. La souffrance n’est pas voulue par Dieu, la misère n’est pas voulue par Dieu. Ce n’est pas une punition et la force n’est pas une récompense de Dieu (sinon, on est dans l’Empire Romain), la richesse n’est pas une récompense de Dieu (sinon, c’est l’Évangile de la prospérité). Job protestait déjà contre cette idée de mérite du malheur, qu’on mérite d’être heureux quand on est heureux. Et puis surtout le propre de l’Évangile est d’avoir profondément bouleversé le paradigme de la charité qui ne s’adresse plus à une clientèle de pauvres qui sont mes pauvres, qui me doivent quelque chose, qui me doivent tout … Cette charité ne prend au contraire de sens qu’à partir du moment où elle est complètement anonyme, discrète, où elle passe vraiment par l’incognito, cet incognito étant le visage du Christ : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits … » (Matthieu 25,40). Le mot charité est un mot extrêmement gênant parce qu’il bouge tout le temps. Mais en même temps, il y a là un cœur qui bat, qui a battu et qui n’a cessé de ré-élargir sans cesse la compassion et la solidarité. Parce que la solidarité peut très bien se refermer, sur nous par rapport à d’autres ! La charité au sens de l’Évangile n’a pas de limites. Elle est à la fois toujours plus singulière (singulariser, déformer les règles, les catégories pour les ajuster toujours plus) et toujours plus universelle (élargir, sortir de nos cercles, de nos groupes, de nos communautés). Elle est des deux côtés, elle est sans cesse élargie et approfondie.

Même si, nous protestants, nous sommes battus pour la laïcité mais aussi pour une certaine sécularisation, on a le sentiment qu’on a évidé le noyau de notre culture, le noyau cultuel, éthique, son imaginaire profond et qu’on ne comprend plus aujourd’hui ce qui a fait pendant des siècles l’aiguillon de la justice sociale, éducative, hospitalière, même pénale … et qui était justement l’incognito du visage du Christ et le sens d’une charité anonyme devenue une solidarité telle que je dois traiter n’importe qui comme moi-même. Le christianisme social, qu’il soit catholique ou protestant, a développé ces thèmes de la solidarité qui élargissent le prochain au socius (le thème de Ricœur) et qui élargit la question morale à la question des institutions politiques, économiques, de la société tout entière. Ce n’est pas du tout un hasard si André Philip, qui était de notre Christianisme social et député du Rhône du Front Populaire, a été rapporteur en 1936 sur la semaine des 40 heures et quelques autres sujets comme ça (5). Cela faisait partie du cœur du Christianisme social. Ricœur écrivait : « On peut toujours intégrer un degré supplémentaire de générosité dans tous nos codes ». C’est le cœur de notre culture. L’idée était de briser les contaminations de malheurs. On peut avoir un malheur familial : il faut quand même redonner une chance scolaire. On peut avoir un malheur de santé : il faut donner une chance par l’hôpital. Les grandes institutions sont là pour briser le fait qu’un malheur peut contaminer peu à peu tous les tableaux de la vie. Les institutions sont là pour redonner une chance à chacun, une fois, sept fois, soixante-dix-sept fois sept fois … On ne sait pas de quoi quelqu’un est capable : il faut recommencer. Ça, c’est l’intention. Et puis briser aussi les transmissions générationnelles de malheurs, redonner une chance à tout le monde.

 

« Où est le bien commun ? »

Aujourd’hui, la précarité semble revenir, s’installer, se généraliser. Elle défait les liens, elle touche les inactifs, les personnes isolées, les jeunes … Il m’est arrivé de me dire quand j’habitais Paris (je le sens moins à Nîmes), à voir des SDF, des gens qui étaient là par terre dans la rue du 9e arrondissement où j’habitais : « Ils sortent de camps de concentration ». Il y avait un camp de concentration avec des milliers de gens dedans et ils viennent de sortir, ils sont là dans les rues, ils ne comprennent rien. Si c’était ça ? … Si c’était ça, tout de suite, combien on se bougerait ! On se dirait : « Il y a quelques milliers de personnes … mais c’est rien pour nous, rien du tout ! » C’est une question d’imaginaire : comment est-ce qu’on voit ces gens ? D’où cette image du camp de concentration : ils sortent, ils ont failli être exterminés … Des gens qui viennent de traverser la Méditerranée … Il y avait un garçon qui était là tout à l’heure, il a fait 5 tentatives de traversées, il est arrivé là en septembre, il a 15 ans et il est là avec son grand sourire, je ne sais pas comment il fait … On peut dire qu’il sort d’un camp d’extermination, il a traversé un truc, mais comment ? mais pourquoi ? … Il me semble qu’aujourd’hui, c’est cela qui se passe.

On a bien senti que les institutions se sont professionnalisées, segmentées : chacune a ses clients, son secteur. Chacune garde, retient ceux à qui elle peut s’adresser. Et donc tout ce qui n’est pas chiffrable, ce que Marie Orcel appelait le café-biscuits, on ne va pas le subventionner. Parce qu’un café-biscuits n’a pas d’intérêt par rapport à des mandats précis … Le problème aujourd’hui est que le filet pour retenir les humains est troué dans tous les sens. Chaque maille s’adresse à un certain nombre de figures mais ça passe par ailleurs, ça échappe au filet, ça échappe à tous les radars de la société … et où est le bien commun ? Tout est segmenté. Même les luttes … On a une conception du politique qui est de plus en plus l’addition de luttes militantes sectorielles. Oui, mais où est le politique ? Où est le bien commun ? Comment est-ce que ces luttes se coordonnent entre elles pour être pensables dans les limites d’un bien commun ? Comment est-ce qu’on fait cela ensemble et comment est-ce qu’on n’est pas chacun dans des bulles, dans des segments ?

 

Migrances, Afrique, identités

Par rapport à la question des migrances, je vois un bouleversement de la frontière. Il n’y a plus les frontières d’autrefois : la frontière est délocalisée, elle est partout, c’est un gradient. Chaque société est frontière pour d’autres et filtre pour d’autres. On a plutôt affaire à un oignon. Hannah Arendt décrivait l’oignon totalitaire avec une face douce à l’extérieur et dure à l’intérieur. C’est enthousiasmant, on a envie de rentrer … mais quand on est dedans, c’est très dur et la seule manière d’en sortir est d’être encore plus dedans. Il y a une logique des systèmes totalitaires qui pousse à être de plus en plus militant du système totalitaire. Et je me demande si nous ne sommes pas un système exactement inverse. C’est à dire un système très doux à l’intérieur mais très dur à l’extérieur avec tout un système de faces en oignon … C’est facile d’en sortir (pour des touristes) mais très difficile d’y rentrer quand on est out. En plus, nous externalisons nos frontières, par exemple avec la Turquie : l’Europe aujourd’hui est pieds et mains liés par rapport à la Turquie. J’ai écrit à Macron là-dessus : qu’est-ce qu’on fait, comment est-ce qu’on fait ? Il m’a répondu : « C’est un rapport de force ». Oui, c’est un rapport de force, nous ne sommes plus souverains, nous avons délégué notre souveraineté. Parce que dire à la Turquie de retenir nos migrants, c’est déléguer notre souveraineté à la Turquie. C’est une situation extrêmement grave.

Par rapport à l’Afrique (la grande question), je pense que nous avons, à l’époque où l’Europe était en excédent démographique, au moment de notre transition démographique, envoyé des populations dans le monde entier, massivement, et nous avons été bien contents … Nous n’avons pas tellement envoyé (contrairement à l’image que l’on a de la colonisation) nos missions, nos commerçants et nos canonnières. Nous avons d’abord envoyé nos rebuts, tous les gens dont nous ne voulions pas, les gens qui n’arrivaient pas à reprendre pied dans nos sociétés. Nous avons envoyé nos vagabonds, ce sont eux qui ont peuplé le monde. Ils ont peut-être été instrumentalisés mais ce sont eux … Et heureusement qu’il y avait le reste du monde pour accueillir notre trop-plein démographique … Sinon, l’Europe se serait effondrée sur elle-même, elle n’aurait pas pu soutenir son propre excédent démographique. Ce qui se passe en ce moment en Afrique est un peu différent évidemment mais il y a une transition démographique … alors comment est-ce qu’on fait ? Philippe Kabongo a écrit un texte dans Réforme (6) en disant : « Ils se lèvent et ils s’en vont ». Comme Abraham : « Quitte ton pays » (Genèse 12,1). Il y a ce mouvement-là, il ne faut pas sous-estimer cette dimension d’aller ailleurs, d’aller voir ailleurs parce qu’ici ça ne va pas, parce qu’ici même la famille est effondrée, il n’y a plus de père, il y a des situations difficiles … Mais peu importe : ceux qui ont le courage de se lever et de partir, c’est de l’or, ce sont des gens qui sont prêts, on l’a vu, à s’engager, à montrer qu’ils s’engagent, à se donner avec toute leur passion dans le bénévolat … Ce sont des gens qui ont des capacités de rebond absolument extraordinaires. Tout ça pour brouiller un peu nos images … J’arrête sur les réfugiés, sur cet éboulement de problèmes, dont aucun n’est résolu, mais simplement débordé par un autre problème plus gros !

Par rapport à la question de l’identité, je dirais que nous avons été tirés en avant par le moteur de l’émancipation. L’émancipation est notre grand récit, notre moteur éthique, notre moteur social, notre moteur politique. Mais dans un monde qui est soumis à l’impératif mondialisé de l’ouverture, d’être toujours ouvert, l’émancipation ne suffit plus. Parce qu’il y a un besoin, peut-être pas tellement d’identité, mais de clôture, un simple besoin d’attachement. Aujourd’hui, le problème n’est pas tellement la servitude : il y a la servitude, il y a même des servitudes volontaires comme disaient Luther et La Boétie, mais il y a aussi de la solitude, et peut-être une terrible solitude volontaire. On est dans une société où l’on ne tient plus les liens, où le tissu social se défait. Il y a un scepticisme du lien, on est malades de ça. En plus, nos liens d’appartenance sont devenus des liens choisis, nous sommes dans des communautés choisies, des communautés électives. On n’est plus avec ceux qui sont là à côté de nous, on va choisir nos communautés et nous retrouver dans des réseaux presque mafieux. Notre fonctionnement de société tout entier est devenu un peu mafieux. Alors qu’il faudrait reconnaitre la pluralité de nos attachements, tenir nos fidélités … Je voudrais réveiller le vieux mot (derrière le mot de solidarité) de fidélité : on a besoin de repenser les fidélités, de tenir nos fidélités, de ne pas les lâcher au premier problème. Tenir la fidélité pour sortir des solidarités claniques : on a des attachements qui sont avec ceux qui sont là, ceux avec qui on est, ceux de notre village, ceux de notre famille, ceux du milieu où on travaille … Il faut ré-attacher nos circuits de solidarité dans du proche, dans des attachements. Il faut tenir nos attachements.

 

« Comment penser une société non humiliante ? »

Ce qu’il nous faut aussi, c’est changer de regard, changer de standard. Aujourd’hui, pour tenir ensemble nos solidarités sociales et l’accueil des réfugiés, nous devons changer d’imaginaire. C’est à dire que nous avons des standards de vie, des normes de vie, des lois qui ne correspondent plus à la réalité … On continue à faire des lois comme si on était une société extrêmement riche. Mais ce n’est pas praticable, on n’y arrive pas, on n’a pas les moyens. Est-ce qu’il ne faut pas repenser ensemble nos standards de vie, changer d’imaginaire politique ? Pour la perception de la pauvreté, je disais dans Réforme que nous vivons tous mieux qu’Agamemnon. Parce qu’Agamemnon, qu’est-ce qu’il avait ? Il faudrait voir de quoi, comment vivait Agamemnon … Qu’est-ce que c’est que la pauvreté ? Il y a aussi une question d’imaginaire là-dedans. Je repartirais (c’est Georgina qui le fera) du sentiment de gratitude, de tout ce au bénéfice de quoi nous sommes. Il me semble que ce à quoi Jésus nous appelle en disant « Vous avez toujours des pauvres », ce n’est pas de dire : « Il faut que les pauvres deviennent tous des petits bourgeois ». C’est un texte de Ricœur des années 60 qui faisait cette remarque critique, mais c’est aussi ce qu’a dit Pierre Bourdieu dans son livre sur La distinction (7), c’est ce que disait Pasolini dans son livre sur la jeunesse malheureuse (8) : le présupposé qui nous rend tous malheureux, c’est le présupposé que la pauvreté est le plus grand des malheurs. Même derrière les luttes de classes, il y a des luttes pour la prédominance d’une culture sur une autre, sur un style de vie. On veut absolument imposer un style de vie. On n’écoute pas, on n’autorise pas la diversité des formes de vie. Il y a une sorte d’expropriation des formes de vie remplacées par la forme de la marchandise. C’est quelque chose qui a été longtemps dit et qui est très important, c’est la condition pour sortir d’une société méprisante.

Le grand problème aujourd’hui, c’est l’humiliation : nous sommes des sociétés extrêmement humiliantes. Le philosophe israélien Avishaï Margalit (9) disait qu’une société juste, c’est très difficile, qu’il ne faut cesser de travailler à une société juste mais que ce que nous devons tout de suite penser, ce serait une société dont les institutions ne soient pas humiliantes. Comment penser et essayer de mettre en pratique une société non humiliante ? L’humiliation est peut-être ce qu’il y a de plus grave. Parce qu’il y a beaucoup de questions de justice, beaucoup de questions d’inégalités, certes, mais les questions de mépris et de méconnaissance mutuelle sont les questions les plus graves parce qu’elles nous touchent au visage, nous touchent là où nous parlons … nous font ravaler nos paroles, nous font ravaler notre honte d’être ce que nous sommes. Et c’est le pire, ça a été dit à plusieurs reprises dans la journée. Le cœur de notre combat, c’est d’essayer de sortir d’une société humiliante.

 

(1) Hamit Bozarslan (1958) est spécialiste de la Turquie, de la question kurde, des minorités et de la violence au Moyen-Orient. Il est directeur d’études à l’EHESS

(2) Hannah Arendt (1906-1975) a beaucoup travaillé sur les théories politiques et en particulier le totalitarisme. Parmi ses ouvrages : Les origines du totalitarisme (1951), Condition de l’homme moderne (1958), La crise de la culture (1961), Eichmann à Jérusalem (1963).

(3) Sixième article de la série La pauvreté liée à la Convention du Forum : Sortons notre société du mépris

(4) Matthieu 26,11, Marc 14,7, Jean 12,8.

(5) André Philip (1902-1970), né dans une famille protestante de Pont-Saint-Esprit, a été professeur de droit, député SFIO du Rhône de 1936 à 1940, résistant, de nouveau député socialiste du Rhône jusqu’en 1951 et ministre des gouvernements Gouin, Blum et Ramadier en 1946 et 1947 avant de rompre avec la SFIO en 1957 pour participer au PSU. Membre actif du Christianisme social, il présida la commission des Affaires internationales de la FPF de 1962 à 1970.

(6) Troisième article de la série La pauvreté liée à la Convention du Forum : Les réfugiés qui fuient pour mieux espérer

(7) Paru en 1979, La distinction. Critique sociale du jugement analyse les différences et les goûts comme marqueurs sociaux.

(8) Le premier chapitre des Lettres luthériennes (1976) de Pier Paolo Pasolini (1922-1975) est intitulé I giovani infelici (La jeunesse malheureuse). Le livre est un recueil d’articles sur la société italienne de son temps publiés la dernière année de sa vie.

(9) Avishai Margalit (1939), philosophe israélien, a publié entre autres La société décente (1996) et L’éthique du souvenir (2002).

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