Le ou la Covid? Un peu plus qu’un genre - Forum protestant

Le ou la Covid? Un peu plus qu’un genre

Tout le monde a d’abord dit le Covid et puis subitement, en mai 2020, les autorités sont passées à la Covid sur simple avis de l’Académie française. Une opération de linguistique publique ratée (puisque l’usage du le est aujourd’hui ultra-majoritaire) qui en dit long sur «l’état du langage et de qui nous le met dans la bouche: la société, l’État ou les médias?»

Article publié dans le n°2021/4 de Foi&Vie.

 

C’est un jeu idiot auquel nous sommes peut-être un certain nombre à nous livrer depuis la fin du printemps 2020 et qui égaye un peu les sinistres années de pandémie: deviner si quelqu’un va dire le Covid ou la Covid. Cela n’a heureusement pas encore les conséquences qu’a pu avoir la prononciation de siboleth ou shiboleth (1) mais dans un pays doté d’une langue aussi stratifiée socialement que le français et où certains rêvent de guerre civile en se rasant le matin devant leur miroir, il ne faudrait pas jouer avec le feu. Nous ne prendrons donc pas parti quoiqu’il nous en coûte et nous tenterons seulement dans ce très court article de démêler ce que cette distinction nous dit aujourd’hui de l’état du langage et de qui nous le met dans la bouche: la société, l’État ou les médias?

La première conclusion intuitive à laquelle on peut arriver par une observation aléatoire de terrain est que, à la différence d’autres débats causés par la pandémie (le port du masque, la vaccination, le passe sanitaire…) où il est très difficile de deviner quel est le camp choisi à partir du milieu d’origine, professionnel ou d’identification, nous avons ici des choix beaucoup plus fléchés, en tout cas pour les personnes disant la Covid. Ce choix étant désormais clairement minoritaire, une bonne partie des personnes disant le Covid ne le font pas par conviction mais tout simplement pour ne pas se faire remarquer et pour parler comme (presque) tout le monde. Ce qui n’est donc pas le cas pour la Covid qui est aujourd’hui un marqueur et notre avis est qu’il l’a été dès le début et que c’est là en partie ce qui causé sa perte, particulièrement en cette période clivante et agitée. Mais un marqueur de quoi? Toujours en nous basant sur cette observation au ras du sol, nous dirions un marqueur (non exclusif) de légalisme, d’adhésion aux injonctions venues d’en haut. Vous trouverez ainsi beaucoup de partisans d’une politique stricte de contrôle de la pandémie chez les usagers du le, mais vous ne trouverez presque que cela chez les usagers du la.

Et vous trouverez aussi entre les deux des hypocrites comme l’auteur de cet article qui font bien attention de n’utiliser ici ni le ni la en se servant de termes désormais très utilisés (et uniquement à cause de cela) comme la pandémie de Covid-19 qui permet de ne fâcher ni un camp ni l’autre, sachant que, comme tout ce qui touche à la pandémie de Covid-19, les avis sont très tranchés et les échanges tournent facilement à l’aigre.

 

Et dans les autres langues?

Avant de revenir à l’origine de cette étrange distinction et de comment elle a évolué, nous irons faire un tour dans d’autres langues pour savoir si ce débat s’y est posé ou a pu même exister. La distinction de genre étant une bizarrerie linguistique afro-asiatique (hébreu, arabe, copte, berbère, somali…) et indo-européenne, nous n’irons naturellement pas regarder du côté de la grande majorité des langues qui ne le sont pas comme le turc, le hongrois, le chinois, le swahili ou le japonais. Même dans les langues indo-européennes, on notera que le grec, le roumain comme les langues slaves et germaniques ont eu la prudence de ne pas abandonner le neutre ou l’inanimé, bien pratiques pour catégoriser ce qui n’est pas de manière évidente féminin ou masculin et que, parmi les langues germaniques, ce neutre a tendance à s’imposer de fait en anglais, suédois, danois ou néerlandais comme il l’a fait depuis longtemps en persan, arménien ou bengali. Notre espace étant limité (ainsi que la patience de notre lectorat), notre champ se limitera donc à trois langues latines voisines où féminin et masculin sont encore les deux seules catégories de genre actives: l’espagnol, le catalan et l’italien.

En espagnol, la question s’est posée mais l’Académie royale espagnole a tranché très vite et comme d’habitude en faveur de l’usage tout en laissant la liberté, indiquant dans sa rubrique ‘Doutes soudains’:

«Les deux options sont considérées comme valides. Cet acronyme (formé en anglais à partir de COronaVIrus Disease et 2019) s’utilise normalement au masculin (le COVID-19) par influence du genre de coronavirus et d’autres maladies virales (le zika, l’ébola) qui prennent le nom du virus qui les cause. Cependant, l’usage du féminin (la COVID-19) – comme le fait l’OMS dans ses pages en espagnol – est justifié par le fait que le nom féminin maladie (disease en anglais) est le noyau de l’acronyme.» (2)

Un petit tour dans les médias espagnols explique cette prudence puisqu’ils restent partagés: préférence pour la Covid à gauche (El Pais, El Diario), el Covid à droite (El Mundo et ABC) mais très fréquentes stratégies d’évitement (le coronavirus, la pandémie, la vague de covid…). Cette polarisation a sans doute quelque chose à voir avec le vif débat politique interne, le gouvernement de coalition PSOE-Podemos utilisant la Covid, son opposition de droite se doit de privilégier el Covid.

Cet affrontement droite-gauche est transféré sur un autre clivage dans le domaine du catalan où les autorités indépendantistes utilisent elles aussi la Covid. Du coup, on constate que les médias les plus indépendantistes (El Punt-Avui, Vilaweb) se sont calés sur la Covid alors que ceux qui le sont un peu moins (Ara) ont préféré el Covid (3). L’organisme officiel de terminologie catalan constate ainsi que, bien que «le genre qui doit être donné au sigle COVID-19 soit le féminin»,

«Malgré cela, dans de nombreux contextes oraux ou écrits, on utilise le COVID-19 et pas la COVID-19. Cela est probablement dû au fait que le locuteur n’a pas à l’esprit le référent féminin implicite de ce sigle qui se révèle bien peu transparent. Cela peut être aussi dû au fait que souvent, on ne distingue pas entre la référence à la maladie (féminin) ou au virus (masculin), que ce soit volontairement ou par confusion.» (4)

En italien, l’Accademia della Crusca, instance de référence en matière linguistique, prend acte début juillet 2020 de l’usage masculin en s’appuyant sur la variabilité du choix du genre pour les nouveaux acronymes. Pour elle, ce choix instinctif du masculin rappelle la longue hésitation en italien sur le genre du Sida (qui a gardé ici l’acronyme anglais AIDS) finalement masculin bien que syndrome soit féminin en italien:

«Il est plausible qu’ait contribué au traitement de ce sigle comme terme masculin la confusion entre le nom de la maladie (AIDS) et le nom du virus qui est lui VIH (…) et qui est en italien de genre masculin puisque le substantif virus qui en est le déterminant est aussi masculin. Une superposition analogue entre le nom de la maladie et le nom du virus est probablement aussi à l’origine de l’usage majoritaire du masculin pour COVID-19: l’acronyme a en fait été interprété de façon erronée par beaucoup de locuteurs comme le nom du virus responsable de la nouvelle pathologie respiratoire (…). Un tel malentendu a été probablement causé, en plus de la faible transparence de l’acronyme dont on ne reconnaît pas toujours (ni ne traduit correctement) le référent disease qui en est l’origine, également par l’usage limité fait par la presse italienne du véritable nom scientifique du virus (SARS-CoV-2) auquel on se réfère plus souvent, par antonomase (5), comme le coronavirus. Avec la diffusion de ce nouvel acronyme, destiné à donner un nom scientifique officiel à la maladie, une partie des locuteurs ont donc cru que cela se référait au virus, aussi à cause du fréquent usage impropre qui en a été fait dans ce sens en ligne et dans les principaux médias italiens» (6)

On notera le ton scientifique utilisé qui prend acte des évolutions linguistiques et tente de les expliquer sans vouloir imposer un usage. L’académie note d’ailleurs que la confusion officielle (dans les textes réglementaires et gouvernementaux) entre le virus et la maladie n’a fait qu’accentuer la domination du masculin, qui était générale partout dès juin, sauf dans une partie des publications scientifiques. Elle limite donc au minimum ses recommandations:

«Il aurait peut-être été préférable que notre acronyme se soit attaché au féminin, de façon à éviter des malentendus et rendre claire, également à travers la distinction de genre grammatical, la distinction lexicale entre le nom du virus (SARS-CoV-2) et le nom de la maladie (COVID-19). Il n’en a pas été ainsi: il ne reste donc plus qu’à recommander au moins un traitement cohérent de l’acronyme, surtout à l’intérieur d’un même texte, en évitant de recourir alternativement au masculin et au féminin.» (7)

Ce petit tour chez nos voisins immédiats de langue latine nous montre que les racines du choix majoritairement masculin de l’usage sont les mêmes: une assimilation du virus et de la maladie, assez naturelle quand on n’est pas un spécialiste. Mais que le débat a plus ou moins persisté en fonction de l’attitude des autorités. Le débat n’existe plus en Italie depuis longtemps car les autorités se sont très vite alignées sur l’usage (peut-être du fait de la violence initiale de la pandémie dans le pays qui a forcé à s’occuper des choses importantes). Il persiste en Espagne car les autorités continuent à utiliser le féminin, ce qui a tendance à polariser l’usage médiatique sur des lignes politiques, l’usage populaire semblant rester nettement masculin (ce qui pourrait être de mauvais augure pour la gauche espagnole). Voyons maintenant ce qui s’est passé en France.

 

En France, un revirement brutal et tardif des autorités

Un historique précis des usages administration par administration serait à faire mais il est clair que, comme pour d’autres sujets liés à la pandémie, le gouvernement a brusquement changé de doctrine au milieu du gué, ce qui n’est pas condamnable en soi (seuls les imbéciles ne changent pas d’avis) mais peut être très contre-productif en matière linguistique. On a ainsi, dès le lancement du sigle par l’OMS (en anglais, donc sans préciser de genre) le 11 février 2020, mais surtout à partir de la deuxième semaine de mars et l’arrivée du confinement, un usage du masculin dans la communication officielle, aligné sur l’usage constaté dans les médias. Puis un revirement brutal au profit du féminin qui se généralise assez rapidement dans la communication publique dès la prise de position extrêmement tardive de l’Académie française le 7 mai. D’où un premier trouble dans les médias qui ne savent plus comment faire: soit s’aligner sur les autorités mais risquer d’apparaître encore plus comme la voix d’en haut dans une période où elle commence à être mal supportée après le choc brutal du premier confinement, soit faire de la résistance et continuer à écrire et dire le Covid au risque de créer de la confusion avec des intervenants publics qui d’un coup d’un seul se mettent tous à écrire et dire la Covid.

Avant de poursuivre le récit de cette opération bien mal engagée de linguistique publique, examinons les difficultés qu’il y a à soudain faire ainsi changer la maladie de genre.

Première difficulté, comme l’ont souligné les organismes catalan et italien, ce sigle est par nature «bien peu transparent» et on peut se poser la question de son utilité s’il signifie simplement en anglais maladie à coronavirus (dans beaucoup de langues, comme le grec, l’usage général a d’ailleurs conservé ce nom plus imagé pour qualifier la maladie).

Deuxième difficulté concomitante, il faut donc (pour comprendre que Covid est féminin) non seulement déchiffrer cet acronyme anglais mais savoir que disease veut dire maladie (et les spécialistes vous diront: pas dans tous les cas).

Troisième difficulté, le fait que tous ces sigles morbides (Sida, SRAS, H1N1…) ont jusqu’ici été utilisés au masculin a créé une habitude.

Quatrième difficulté et nous nous arrêterons là pour l’instant: ce sigle se terminant à l’écrit par une consonne, il est intuitivement difficile de l’utiliser au féminin (sans parler de l’analogie avec le vide…).

Lisons maintenant comment l’Académie française se joue de ces difficultés (ou plutôt les ignore) dans sa recommandation du 7 mai 2020:

«Covid est l’acronyme de corona virus disease, et les sigles et acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation. (…). Corona virus disease – notons que l’on aurait pu préférer au nom anglais disease le nom latin morbus, de même sens et plus universel – signifie ‘maladie provoquée par le corona virus (‘virus en forme de couronne’)’. On devrait donc dire la covid 19, puisque le noyau est un équivalent du nom français féminin maladie. Pourquoi alors l’emploi si fréquent du masculin le covid 19? Parce que, avant que cet acronyme ne se répande, on a surtout parlé du corona virus, groupe qui doit son genre, en raison des principes exposés plus haut, au nom masculin virus. Ensuite, par métonymie (8), on a donné à la maladie le genre de l’agent pathogène qui la provoque. Il n’en reste pas moins que l’emploi du féminin serait préférable et qu’il n’est peut-être pas trop tard pour redonner à cet acronyme le genre qui devrait être le sien.» (9)

On remarque le ton très différent par rapport aux confrères espagnols, catalans et italiens : normatif (pas de liberté d’usage) … mais malgré tout un peu pessimiste vu le retard à intervenir. On peut imaginer que le rédacteur de cette courte note a été bien surpris de voir tout l’appareil d’État vouloir imposer aussitôt son point de vue sans sembler un seul instant réfléchir au risque de décalage auquel il s’exposait ni douter que toute la société le suivrait dans ce virage un peu raide.

 

Sur l’usage, ce sont les médias qui décident

Car tout le monde n’a pas suivi et surtout (et c’est selon nous la véritable cause de l’échec de l’opération en plus de son déclenchement bien tardif), certains médias sont fermement restés du côté de l’usage. Parmi eux, il nous semble que le rôle du Monde fut déterminant. Chaque média a sa charte typographique et sa politique plus ou moins consciente en matière de choix orthographiques (qui a travaillé aux côtés de correcteurs de presse sait que l’orthographe du français est tout sauf claire et nette et que l’absurdité de certaines règles peut engendrer de graves différends entre spécialistes, le français n’étant pas une langue de règles mais, comme l’anglais, de cas particuliers). Le service des correcteurs du Monde est l’un des derniers gros services spécialisés de la presse française et le fait qu’il ait maintenu le masculin, y compris en titre principal de une, alors que certains confrères commençaient à flancher, a très certainement joué, d’abord dans le non-ralliement de la majorité des médias, ensuite dans l’assurance prise par les locuteurs qui avaient eu eux aussi une période d’hésitation.

Quel est le paysage en cet automne 2021 ? En plus du Monde, la plupart des médias de référence (Libération, Le Figaro, Ouest France, Les Échos, La Croix, L’Obs, L’Express, Le Point, Marianne, TF1…) écrivent ou disent le Covid, y compris des médias du secteur public comme Franceinfo ou CNRS Le Journal. Dans le dernier carré du la, on trouve d’autres médias du secteur public (France Inter, France Bleu) mais aussi quelques quotidiens régionaux comme Nice Matin, Le Télégramme ou L’Est Républicain (10).

Le 23 novembre, cas contact en conséquence de ses activités gouvernementales, la ministre de l’Insertion Brigitte Klinkert a acté la victoire du le au cœur de la forteresse dans un tweet annonçant sa positivité:

«Après avoir été déclarée cas contact d’une personne testée positive au COVID-19, j’ai réalisé ce matin un test PCR qui s’est avéré positif. Ne présentant à ce stade aucun symptôme, j’ai aménagé mon agenda afin de poursuivre mes activités à l’isolement»

Pour finir, que nous dit le résultat de cette étrange bataille linguistique?

Elle confirme d’abord que la presse écrite garde une sorte d’autorité morale sur les autres médias. On pouvait déjà constater que la plupart des informations qui sortent en France sont fournies par les rédactions de presse écrite puis reprises par les autres types de médias (une conférence de rédaction d’un média audiovisuel commence toujours par l’examen des titres de la presse écrite où l’on va aller choisir ses sujets du jour). On voit que la presse écrite est aussi motrice dans la manière dont on qualifie l’information. Ce rôle central de la presse écrite malgré ses grandes difficultés économiques ne peut qu’inciter à veiller à l’indépendance de celles et ceux qui la font.

Elle montre également que la langue parlée aujourd’hui par les Français suit celle utilisée par les médias et que les autorités, qu’elles soient linguistiques (Académie française) ou politiques (gouvernement) ne pèsent pas très lourd à côté quand elles se mettent tout à coup en tête d’aller contre l’usage… des médias.

Elle montre enfin que la parole d’État, et nous dirions même la parole des fidèles de l’État, doit compter avec un handicap… dont elle ne semble pas consciente. Car le plus surprenant dans cette affaire est qu’un gouvernement puisse penser que l’Académie française (notoirement peu compétente pour tout ce qui concerne la langue française, comparée aux services de correction des éditeurs et des grands médias écrits) est le guide à suivre les yeux fermés sur une matière aussi inflammable que la qualification d’une maladie qui est en train de nous faire passer dans une nouvelle ère.

 

Illustration: recherches le Covid (courbe bleue) et la Covid (courbe rouge) depuis 2020 en France selon Google Trends. Les chiffres sont trop faibles pour être fiables mais ils donnent une tendance avec un démarrage tardif du féminin qui n’arrive jamais à supplanter le masculin (qui suit lui les vagues de la pandémie et de la contestation contre les mesures gouvernementales). Sur l’ensemble de la période, le Covid représente 95% des recherches, la Covid 5% (chiffres au 16 décembre 2021).

(1) Au chapitre 12 du livre des Juges, les soldats ephraïmites en fuite sont requis par leurs ennemis galaadites de prononcer ce mot (signifiant épi ou fleuve) lorsqu’ils passent le Jourdain. S’ils le prononcent à leur manière (siboleth), ils trahissent leur origine et sont exécutés par les galaadites qui prononcent eux shiboleth.

(2) ¿Es «el COVID-19» o «la COVID-19»?, Real Academia Española. On peut constater dans la page plus fournie Crisis del COVID-19 : sobre la escritura de « coronavirus » que le choix a été fait très tôt, dès le 19 mars 2020.

(3) Peut-être pour marquer sa différence face aux deux gros concurrents que sont les quotidiens non indépendantistes (avec éditions en espagnol et en catalan) La Vanguardia et El Periódico qui restent pour l’instant attachés au la.

(4) A l’entorn del coronavirus, Termcat, 12 février 2020. Les confrères italiens de l’Accademia della Crusca notent que c’est peut-être le caractère «foudroyant» de l’intervention côté catalan qui explique que ce soit une des seules zones linguistiques latines «où l’usage du féminin soit discrètement attesté» (voir note suivante). On pourrait faire la même remarque pour le Québec où l’Office québecois de la langue française (OQLF) a pris position très tôt pour le féminin d’où une bataille d’usages un peu plus équilibrée entre féminin et masculin. La situation minoritaire du français au Canada et du catalan en Catalogne peut expliquer cette meilleure réactivité.

(5) «Substitution d’une expression suggestive à une expression banale» (CNRTL).

(6) Il COVID-19 o la COVID-19 ?, Sara Giovine, Accademia della Crusca, 3 juillet 2020. Ce texte est le plus sérieux et fourni que nous ayons trouvé sur la question.

(7) Ibid.

(8) Désigner quelque chose par un terme qui signifie autre chose mais qui en est proche.

(9) Le Covid 19 ou la Covid 19, Académie française (Dire, ne pas dire, Emplois fautifs), 7 mai 2020. On notera que cette rubrique aligne des conseils, par ailleurs assez variés et souvent contestables, qui ne se veulent pas toujours explicitement normatifs.

(10) Peut-être pour marquer leur différence face à un grand concurrent qui a conservé lui l’usage du le (La Provence, Ouest France, Le Républicain Lorrain).

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