À la rencontre des Bergers de Madagascar
«La Parole de Dieu, la prière, la diaconie», telles sont les missions des Bergers (Mpiandry), ce ministère particulier aux Églises réformée et luthérienne malgaches… et important puisqu’ils sont très présents dans l’accompagnement des malades et lors des cultes, et que «dans les faits, la seule différence avec le pasteur est que le Berger ne célèbre pas les sacrements». De quoi interpeller «le vécu, la pratique de la prière pour les malades et plus généralement les pratiques européennes d’accompagnement en Église».
Article publié dans le dossier Une Bible interculturelle (Cahier d’études missiologiques et interculturelles) de Foi&Vie 2023/5.
Le mot berger évoque, dans l’imaginaire chrétien les bergers de la nuit de Noël (Luc 2,8-20), le jeune berger David (1 Samuel 16-17), Jésus le Bon Berger (Jean 10), le célèbre psaume 23, ou encore la parabole de la brebis perdue (Luc 15,3-7; Matthieu 18,12-14). Par ailleurs, à la mention Madagascar, beaucoup ont en tête une île lointaine, exotique mais pauvre. À la lecture du titre de cette contribution, certains attendent peut-être une étude approfondie du métier de berger à Madagascar. La culture dans laquelle une personne est ancrée influence ses attentes !
Les Bergers auxquels nous faisons référence sont au nombre d’au moins 18000 (1). Ils sont consacrés par les Églises luthérienne ou réformée malgaches et leur mission est de veiller, d’accompagner et de prier pour les malades. Le ministère de Mpiandry (2) en malgache veut dire celui qui garde, qui veille, comme le ferait un berger.
Qui sont les Bergers de Madagascar ? Pour aborder cette question tout en la situant dans son contexte culturel, il nous semble nécessaire de revisiter dans un premier temps le contexte historique de la genèse de ce mouvement. Nous présenterons ensuite le ministère de Berger, et enfin nous proposerons quelques questions d’ouverture qui rejoindront la thématique de l’interculturalité.
Genèse du mouvement
C’est en 1818 qu’a lieu la rencontre entre le christianisme et la religion traditionnelle malgache, lors de l’arrivée à Madagascar des missionnaires protestants anglais de la London Missionary Society. Cette arrivée marque le début de la confrontation entre la religion traditionnelle et la foi chrétienne (3).
À l’arrivée des premiers missionnaires, les chrétiens malgaches essaient, plus ou moins consciemment, de concilier leur culture originelle et leur foi chrétienne. Tous ceux qui se convertissent et choisissent le christianisme restent culturellement ancrés dans le système religieux préexistant du culte des ancêtres, même après leur choix d’une religion différente. Cette rencontre soulève plusieurs questions: comment allier la crainte des ancêtres et la crainte de Dieu ? Qui a vraiment autorité ? Doit-on consulter les devins ou Dieu ? Peut-on conserver ses objets de culte traditionnels ou faut-il les détruire ? Comment concilier des rituels d’invocation des esprits, et l’action de l’Esprit de Dieu en soi ? Le pasteur et les missionnaires ont à cette période une autorité équivalente à celle des devins et des sorciers.
C’est en 1894 qu’un premier devin, Rainisoalambo, se convertit au christianisme. Il sera initiateur du mouvement des Bergers, dans le cadre d’un réveil spirituel malgache. Connu par son activité et son autorité de devin, sa conversion radicale entraîne derrière lui une communauté entière. Il décide de faire vivre cette communauté avec de nouvelles règles de vie. C’est ainsi que commence à prendre forme le mouvement des Bergers, dont nous détaillerons plus tard la pratique. Les Bergers avaient pour principale mission d’évangéliser les foules et de prier pour les malades.
De devin reconnu dans son village à Berger influent, ayant pour souci de rester ancré dans la communauté, Rainisoalambo permet l’émergence des premiers Toby. Les Toby sont des villages, des refuges, qui accueillent des malades; les Bergers y habitent, ou viennent y exercer le ministère, en fonction de l’organisation du village et des besoins. Comme l’écrit Seth Rasolondraibe, auteur de l’ouvrage de référence sur le ministère de Berger: «Ces villages, exclusivement habités par des gens qui vivent le Réveil, se sont très vite transformés en une sorte d’hospices» (4). Nous retrouvons ainsi cette dimension communautaire forte du village malgache. Les premiers villages rassemblent les malades et les Bergers, pour une vie communautaire dans laquelle la foi et ses expressions sont centrales.
Aujourd’hui, les Toby évoquent plutôt des refuges, des hospices, qui accueillent les malades, pour les prendre en charge et pour les soigner. Dans ces villages encore nombreux et actifs aujourd’hui, on pourra trouver une école, un dispensaire, en complément d’un lieu de culte, ce qui manifeste une prise en charge holistique de la personne: physique, psychique (lorsque du personnel médical compétent peut être disponible), et spirituel. Dans les mots de Rasolondraibe, le Toby est «ce système socio-culturel, suscité par la dialectique de la rencontre entre un village malgache et le christianisme protestant des missionnaires occidentaux» (5). L’exercice du ministère de Berger provient pour une partie de la rencontre interculturelle. Une des facettes de cette rencontre se cristallise dans le ministère pastoral, introduit par les missionnaires, face aux pratiques malgaches existantes, bien souvent vécues en communauté. Par exemple, le culte des ancêtres et les pratiques spirituelles sont souvent vécus avec la famille et les proches, et parfois les activités des devins peuvent être publiques. Dans la pratique des Bergers, il y a une dimension très communautaire qui, en Europe par exemple, n’existe pas comme telle. En outre, les Bergers ont un rôle quasiment pastoral, qui inclut un temps public ou individuel de prédication, et d’autres aspects du christianisme reçus à travers les missionnaires européens, comme la méditation priante des Écritures, l’imposition des mains …
Après Rainisoalambo, c’est une femme qui contribue à perpétuer le mouvement naissant des Bergers: Ravelonjanahary, vers 1927, devient célèbre par sa réputation de guérisseuse, que plusieurs journaux ont relayée. Un troisième acteur du Réveil spirituel se nomme Daniel Rakotozandry, qui vers 1939, à 20 ans, s’est fait connaître pour sa spiritualité revivaliste, avec de courtes prédications pendant lesquelles il faisait un appel régulier à la repentance. Il a aussi insisté sur la question du sacerdoce universel.
La figure la plus emblématique du mouvement des Bergers est Nenilava qui intervient après les trois fondateurs, en 1941. Sa personnalité très charismatique a contribué à l’expansion du mouvement et à sa structuration, à Madagascar comme à l’étranger. Même si les trois premiers ont implanté des œuvres encore actives et vivantes aujourd’hui, Nenilava est bien souvent nommée comme la figure par excellence du réveil spirituel à Madagascar, ce réveil spirituel dont est issu le mouvement des Bergers (6).
Ainsi, chacune de ces figures aura contribué à la construction du ministère de Berger avec notamment son organisation communautaire, son institutionnalisation, sa dimension prophétique et son expansion… La rencontre entre l’Évangile, introduit par les missionnaires anglais et norvégiens, et la culture religieuse malgache, a enclenché une manière bien spécifique de vivre la foi chrétienne à Madagascar, et plus particulièrement après la conversion de ces personnalités influentes. Quel est, plus précisément, ce ministère de Berger ?
Le ministère de Berger
À la suite de l’expansion du Réveil spirituel qui a eu lieu au début du 20e siècle autour des quatre figures fondatrices évoquées plus haut, le ministère de Berger s’est institutionnalisé dans un premier temps dans l’Église luthérienne. En voici les principaux piliers: les textes fondateurs, les missions des Bergers, les rites pratiqués.
Les textes fondateurs
Quatre textes bibliques fondateurs sont lus chaque fois que les Bergers interviennent. Ils servent à rappeler les origines de la mission, la raison de l’exercice de ce temps de ministère (7), et portent essentiellement sur la mission des Bergers et plus largement, de tout chrétien. Chaque texte a une portée et un objectif particuliers:
– Foi: Jean 14,12-17 (8): «Amen, amen, je vous le dis, celui qui met sa foi en moi fera, lui aussi, les œuvres que, moi, je fais»;
– Envoi: Marc 16,15-20: «Puis il leur dit: Allez dans le monde entier et proclamez la bonne nouvelle à toute la création»;
– Pardon: Matthieu 18,18-20: «Amen, je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel»;
– Bénédiction: Jean 20,21-23: «Jésus leur dit à nouveau: Que la paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie».
La lecture régulière de ces textes permet un rappel individuel, une information pédagogique, une insistance sur des piliers de la pratique des Bergers. Après cette lecture, vient le moment d’exhortation, où un Berger invite l’assemblée à s’approcher du Christ, le libérateur, le grand médecin. Il peut commenter à cette occasion l’un des textes déjà lus, ou choisir un autre passage biblique. La lecture régulière suivie du temps d’exhortation est aussi un rappel fait à l’Église de ce que l’on pratique, et une manière de se positionner collectivement dans un credo énoncé: la dimension communautaire reste centrale dans la culture malgache.
Les missions des Bergers
Voici quelques éléments du ministère de Berger, ainsi qu’ils sont décrits sur la page d’accueil de l’Église protestante malgache à l’étranger, éléments fidèles dans les grandes lignes à ce qui se pratique à Madagascar (9): «Le ministère des bergers est un ministère d’exhortation». Trois contenus principaux sont détaillés pour une pratique ecclésiale: la Parole de Dieu, la prière, la diaconie.
La Parole de Dieu (10) intervient dans de nombreuses fonctions du Berger:
La prédication, l’étude des Écritures Saintes, l’enseignement à l’école du dimanche, l’évangélisation;
le culte de guérison;
l’entretien pour les cures d’âme et la relation d’aide;
la conversation quotidienne pour exhorter et corriger.
La prière concerne la pratique personnelle du Berger: non seulement comme femme et homme de prière, mais aussi dans l’intercession et la prière pour les malades et contre les esprits mauvais. Une précision vient ensuite affirmer que
«les chrétiens Malgaches croient en la puissance de la prière. Ils croient que la prière peut changer les relations, les circonstances et même la vie. Ils demandent qu’on les porte en prière, eux ou leurs proches, ou pour certaines situations ou événements…» (11).
Remarquons que d’après cette affirmation, la prière est, pour les chrétiens malgaches, une force. Ils prient en vue de la guérison et de la délivrance d’esprits mauvais. La pratique des missionnaires est plutôt tournée vers la prière d’intercession.
Le dernier point concerne la dimension diaconale:
«accueillir les plus faibles, en transition, qui ont besoin d’un abri, prendre soin des orphelins, visiter les malades à l’hôpital ou en prison, à plusieurs, jusqu’à prendre soin de 3 ou 4 malades, comme leur propre famille, s’ils habitent dans un Toby» (12).
La pratique de la diaconie est donc un don de soi, un don de son temps qui engage famille et finances.
Ainsi, lorsqu’on résume la fiche de poste du Berger, une majorité des fonctions de l’Église y apparaissent : le ministère de la Parole, la catéchèse, l’évangélisation, l’accompagnement spirituel, l’intercession et la diaconie. En réunissant toutes ces fonctions, le Berger a quasiment un rôle de pasteur; à ce propos, l’un des passages-clés de l’installation du ministère de Berger dans l’Église, au même titre que pour le pasteur, est Éphésiens 4,11: «C’est lui qui a donné les uns comme apôtres, d’autres comme prophètes, d’autres comme annonciateurs de la bonne nouvelle, d’autres comme bergers et maîtres». Le Berger est donc situé au même rang que les maîtres (ou enseignants dans d’autres versions), parmi les ministères établis par le Christ. Dans les faits, la seule différence avec le pasteur est que le Berger ne célèbre pas les sacrements. Mais à Madagascar particulièrement, son statut est un gage de fiabilité et une haute responsabilité: un Berger consacré peut être contacté en tout temps lorsqu’il y a un besoin de prière. Sa place dans l’organisation de l’Église est aux côtés du pasteur.
Par ailleurs, le sacerdoce universel fait partie des fondamentaux de l’exercice du ministère de Berger. Cela ne signifie pas pour autant que tous peuvent exercer librement et sans cadre, puisqu’il y a obligatoirement une consécration qui intervient, après une vocation reçue et confirmée par les autorités ecclésiales, ainsi qu’une formation théologique et pratique de deux ans.
Rites et pratiques
Les lieux
Les Bergers peuvent être en mission dans différents contextes, mais ils sont toujours rattachés à une Église, à un pasteur. Ils font partie d’une communauté et n’agissent pas en leur nom propre, mais toujours en référence à une communauté, généralement celle qui les a consacrés.
Les cadres qui sont déjà en place pour permettre l’accomplissement de ce travail (Asa sy fampaherezana) sont les suivants:
– Le culte dominical: c’est un moment régulier qui, selon les paroisses, aura lieu une ou deux fois par mois voire tous les dimanches. Tout le monde peut s’avancer pour demander la prière, et les Bergers imposent les mains à ceux qui le demandent.
– Des cultes journaliers dans les Toby, les Centres de Réveil: leur fréquence varie, il peut y avoir deux ou trois cultes par jour. Tout le monde y est convié, et ces cultes rythment la journée, particulièrement pour les malades. En sus des cultes, il y a aussi un temps de prière pour les malades.
– Des interventions à la demande: les Bergers peuvent intervenir au domicile des personnes qui en font la requête. Ils ne se déplacent jamais seuls et interviennent à plusieurs, en signe de communauté ecclésiale. La liturgie est plus simple et plus courte, et la séance se passe en famille. La famille entière bénéficie de la visite, pas seulement le malade.
Ce sont là les trois principaux cadres d’intervention des Bergers, qui agissent toujours au nom de l’Église.
Le déroulement d’une séance: liturgie
Généralement, la session d’intervention des Bergers prend place après la prédication et se déroule de la manière suivante (13):
1. Chant d’invocation du Saint-Esprit
2. Première prière
3. Lecture des textes
4. Message d’exhortation
5. Prière de délivrance et imposition des mains
6. Prière de conclusion + Notre Père
Le message d’exhortation est généralement lié à la prédication qui précède le temps de prière et d’imposition des mains.
Si le fond et le contenu peuvent tout à fait rejoindre des pratiques liturgiques vécues dans un culte protestant ordinaire en France, la forme plutôt exubérante peut surprendre celui qui ne connaît pas les codes de l’exercice de ce ministère. En effet, la pratique de la prière de délivrance et l’imposition des mains se déroulent dans un environnement plutôt bruyant, surtout au début, lorsque les Bergers entrent dans la salle, vêtus de blanc et Bible en main, chassant collectivement les démons à voix haute en se dirigeant vers l’autel.
Ceux qui demandent une prière personnelle s’avancent ensuite vers les Bergers, et reçoivent l’imposition des mains, accompagnée d’une bénédiction personnelle. Chaque Berger prie à l’oreille, de manière spécifique pour chaque individu, ce qui génère un bruit de fond moins fort que l’entrée des Bergers. La pratique peut être déroutante pour qui n’est pas prévenu des codes. Nous insistons sur cette différence entre le fond et la forme parce que la pratique du ministère d’exhortation et de prière reste ancrée dans les Écritures bibliques: les chrétiens sont encouragés à prier les uns pour les autres, à accomplir les œuvres que Jésus a faites. La manière dont les uns et les autres exercent cette pratique varie, non seulement selon les cultures d’ancrage, mais également selon les expériences et les habitudes.
Ouverture
Ce bref survol de l’origine du ministère des Bergers à Madagascar suivi d’une présentation de ce ministère, nous permet de transposer ce ministère à des usages voisins en Occident du point de vue des objectifs et du rôle exercé: on peut parler de pasteurs et/ou d’accompagnateurs spirituels.
Nous avons remarqué que la dimension communautaire est forte, et reflète bien un aspect de la culture malgache. Dans cette pratique très malgache, implantée à l’origine dans un contexte de religion traditionnelle, et ensuite développée dans un cadre communautaire à partir d’un ancrage biblique, comment distinguer la part culturelle de la part des Écritures ?
Aux yeux de la personne occidentale non habituée et éloignée de la culture malgache, cette pratique des Bergers peut sembler très différente d’un accompagnement de type spirituel tel qu’il est pratiqué en Europe, avec une approche individuelle, dans l’intimité, et selon une orientation plutôt psychologique. À Madagascar, la pratique spirituelle et courante de la sorcellerie, avec toutes ses manifestations dans la maladie, les phénomènes de possession et les problématiques psychologiques, ont conduit l’Église et les Toby à une prise en charge holistique et communautaire de la personne.
Élargissons à présent notre perspective. Demandons-nous dans quelle mesure ce ministère reconnu au sein des Églises luthériennes et réformées malgaches interpelle le vécu, la pratique de la prière pour les malades et plus généralement les pratiques européennes d’accompagnement en Église. Quelques pas dans le sens d’un rapprochement ont pu déjà se faire, en France ou en Suisse, dans des contextes précis, à la suite d’initiatives locales. En Suisse, il y a de cela plusieurs années, les diaconesses de Saint-Loup ont reçu quelques Bergers de Madagascar ainsi qu’un responsable de l’un des nombreux mouvements de Bergers sur place, pour échanger sur la formation des Bergers. Peut-être inspirées par cette rencontre, elles ont, plus tard, initié un mouvement de Bergères. Même si aujourd’hui les Bergères de Saint-Loup sont un mouvement indépendant et ne s’identifient pas particulièrement à la pratique des Bergers de Madagascar, on peut se demander en effet si cette rencontre n’a pas contribué à leur manière d’accompagner.
Plus récemment, en 2016, une petite équipe de la formation Libérer ! (14) – dont une des particularités est d’encourager et de former les chrétiens et responsables ecclésiaux au soin des chrétiens en Église (avec la prise en compte notamment des aspects de libération et de délivrance) –, est allée à la rencontre des Bergers de Madagascar, sur place. Ce fut l’occasion d’échanger autour des pratiques des Bergers, de visiter un Toby et de remettre en question les pratiques respectives à travers cette rencontre. Quelques décalages ont pu être observés, en particulier la dimension communautaire forte des entretiens à Madagascar, par opposition à des entretiens individuels et en petit comité (deux à trois personnes maximum) en Europe. Par ailleurs, les Bergers sont très sollicités, y compris la nuit, avec un statut similaire à celui du pasteur et reconnu publiquement, ce qui n’est pas forcément le cas des accompagnants en Europe.
Ces deux exemples offrent des pistes concrètes à développer: le partage des pratiques propres à différents lieux d’accompagnement au Nord et au Sud, dans un échange conscient des limites et des avantages de chacune, ce qui permet de développer un accompagnement plus holistique. Dans une ouverture interculturelle, et pour enrichir les pratiques ecclésiales, il reste encore tout un travail à réaliser en Église sur l’impact que peut avoir la rencontre des Bergers et celle des accompagnants spirituels en Occident, afin de mieux soigner les brebis peuplant nos Églises.
Illustration: célébration anniversaire en août 2019 au tobilehibe Ankaramalaza où Nenilava (Germaine Volahavana, 1920-1998) a commencé son ministère de réveil en 1941.
(1) En ne comptant que les Bergers consacrés à Madagascar par l’Église protestante réformée de Madagascar (FJKM, source 2022 de la Branche Réveil de cette Église).
(2) Mpiandry est le mot malgache que nous traduisons ici par Berger/Bergère.
(3) Ce thème est largement développé par Françoise Raison-Jourde, Bible et pouvoir à Madagascar au XIXe siècle. Invention d’une identité chrétienne et construction de l’État, Karthala, 1991.
(4) Seth Andriamanalina Rasolondraibe, Le ministère de «berger» dans les Églises protestantes de Madagascar, Fifohazana et Réforme dans le protestantisme, Langham Monographs, 2014, p.155.
(6) Plus d’éléments sur Nenilava dans l’article de Sébastien Fath, Nenilava, prophétesse de la délivrance, Regards Protestants (Fil Info Francophonie), 15 juillet 2018.
(7) En malgache, chaque séance de prière est appelée Asa sy fampaherezana, et se traduit littéralement par Travail/œuvres et encouragements. Nous utiliserons ici le terme temps de ministère.
(8) La version de la Bible choisie pour les citations de versets est la NBS.
(9) La page du site de la FPMA (Église Protestante Malgache en France, Fiangonana Protestanta Malagasy aty Andafy) consultée le 22 mars 2023 a été supprimée depuis. Les informations sont désormais reprises dans les applications FPMA Paris et FPMA France, dans un espace accessible seulement aux Bergers.
(10) Dans ce contexte, la Parole de Dieu désigne la Bible.
(13) Autre page du site de la FPMA consultée le 22 mars 2023 et supprimée depuis, dont les informations sont reprises sur les applications.
(14) Plus d’informations sur la page À propos du site Libérer !.
