Paul Ricœur, le courage du compromis - Forum protestant

«Le compromis n’est pas une posture tiède»: venue à Paul Ricœur par sa vision (positive) des institutions, Margaux Cassan explique à Jean-Luc Gadreau les multiples facettes d’un philosophe (et protestant) qui aimait d’abord retravailler et revisiter les concepts.

Écouter l’émission Solaé Le rendez-vous protestant (10 avril 2022, présenté par Jean-Luc Gadreau et réalisé par Delphine Lemer).

 

Jean-Luc Gadreau: Je reçois une jeune écrivaine également conseillère en communication, Margaux Cassan. Margaux, vous avez écrit un livre intitulé Paul Ricœur, le courage du compromis aux éditions Ampelos. Un homme, une pensée que vous avez découverts pendant vos études de philosophie et de littérature…

Margaux Cassan: Oui, je m’intéressais à la question du rapport entre la foi et les institutions (les institutions démocratiques, mais aussi l’école et les institutions en général) dans le protestantisme français. Et j’avais l’impression, puisque j’avais beaucoup lu Jacques Ellul, que ce rapport était un rapport uniquement de défiance. À l’époque, mon directeur de mémoire m’avait dit d’aller regarder du côté de Paul Ricœur: certains, au nom du protestantisme, avaient défendu mordicus les institutions démocratiques.

Une vie de réajustements

Jean-Luc Gadreau: Qu’est-ce qui vous a captivée chez ce personnage au point d’écrire ce livre?

Margaux Cassan: Paul Ricœur c’est un philosophe français qui a traversé tout le siècle dernier et une partie de notre siècle. Il est né à Valence en 1913, il est mort en 2005 à Châtenay-Malabry, en région parisienne. Socialiste dans sa jeunesse, puis professeur dans toute la France: à Rennes, à Strasbourg, à Paris au moment de mai 68 (quand il est doyen de Nanterre). Il a également enseigné une dizaine d’années aux États-Unis, dans la région de Chicago, avant de revenir en France pour sa consécration. Ce qui m’a intéressée dans ce personnage qui est assez connu des spécialistes en philosophie (et qui a été connu au-delà de ces spécialistes quand Emmanuel Macron, qui avait collaboré avec Paul Ricœur en tant qu’assistant éditorial sur La Mémoire, l’histoire, l’oubli paru en 2001, s’est revendiqué de lui en 2017), c’est la façon dont il a sans arrêt retravaillé des concepts, notamment politiques. C’est pour ça que je parle de la notion de compromis. Face aux évènements, quand il voyait que certains concepts de philosophie se heurtaient à la réalité et ne pouvaient pas systématiquement s’ancrer dans le réel, il les réajustait. C’est de cette façon qu’il est passé du pacifisme à la non-violence: il y a beaucoup de concepts qu’il a ainsi revisité tout au long de sa vie. C’est quelque chose d’assez rare, de stimulant aussi et c’est pour cette raison qu’il m’a tellement intéressée.

Jean-Luc Gadreau: Dans votre livre, vous suivez la trame de la vie de Ricœur de façon chronologique.

Margaux Cassan: Oui, il y a la chronologie de la vie de Ricœur mais cette vie est aussi ponctuée par des évènements politiques. C’est plus cette chronologie-là que je suis, pour contrer l’idée selon laquelle il y aurait un abîme entre la philosophie politique et la politique elle-même.

Jean-Luc Gadreau: J’ai envie de reprendre une citation de Ricœur, qui plus est au micro de France culture, en 1993: «Je suis irrité lorsqu’on me présente comme philosophe protestant. Je suis philosophe ET protestant». Le genre de phrase qui le caractérise assez bien, il me semble.

Margaux Cassan: Paul Ricœur n’aimait pas beaucoup les étiquettes. Quand il a prononcé cette phrase en 1993, c’était dans un contexte où la philosophie française était relativement anticléricale et où le fait de se revendiquer chrétien, surtout depuis les années 1960/1970, avait tendance à décrédibiliser les auteurs et les philosophes. Cette phrase répond d’abord à ce contexte-là. Elle a aussi une autre justification qui tient là plus de Ricœur lui-même (puisque d’une part, il n’aimait pas les étiquettes, et d’autre part il a revendiqué ce qu’il a appelé une forme de double laïcité): il pensait qu’on pouvait s’exprimer en philosophe, en ayant ce qu’il appelle une philosophie sans Dieu (donc qu’on pouvait, quelque part, mettre Dieu entre parenthèses), ce qui ne l’empêchait pas de se revendiquer protestant dans le cercle intime ou face à des auditoires confessants. Il pensait qu’on n’était pas obligé d’être à la fois philosophe et protestant, qu’on pouvait avoir véritablement ces deux postures à des endroits différents de la vie et de la pensée et que c’était même assez fructueux et rassurant de le faire, puisque ça faisait vivre le pluralisme au sein d’une même personne. Ricœur était très attaché à ce pluralisme qu’il disait avoir puisé dans la Bible.

Le compromis n’est pas la compromission

Jean-Luc Gadreau: Vous choisissez d’aborder le parcours de Ricœur avec ce titre Le Courage du compromis. Qu’est-ce qui se cache derrière ces mots de courage et de compromis?

Margaux Cassan: Le courage du compromis, c’était d’abord un hommage à un texte de Jean Birnbaum qui s’appelle Le courage de la nuance. L’idée était de réfléchir à ce paradoxe: quand on pense au compromis, on pense très vite à la notion de compromission. Et celle-ci est non seulement négative mais plutôt associée à la lâcheté qu’au courage. C’était donc vraiment pour renforcer cette distinction déjà faite par Ricœur lui-même dans un texte qui s’appelle Pour une éthique du compromis. Parce que le compromis n’est pas une posture tiède, c’est une éthique, un acte, une posture qui demande beaucoup de courage. À la différence de la compromission, dit-il, on ne perd pas son ordre de justification quand on est dans une logique de compromis, c’est-à-dire qu’on garde sa vérité, l’intégrité de sa vérité, la dignité de sa personne. On n’est pas lésé à la fin du compromis alors qu’à la fin d’une compromission il y a forcément une des deux parties qui l’est, parce qu’elle a cédé. Savoir comment le compromis peut s’appliquer dans le réel est un autre sujet mais il me semblait vraiment important d’en parler du point de vue théorique, surtout dans une période comme la nôtre.

Jean-Luc Gadreau: Le protestantisme de Ricœur, «acquis puis choisi» (dites-vous dans votre livre), est particulièrement sensible dans tous ses premiers écrits. Ce qu’on ressent, c’est que Ricœur est très attaché à cette idée que les chrétiens auraient une véritable tâche à accomplir dans le monde.

Margaux Cassan: C’est très sensible effectivement dans ses premiers textes. Il a écrit (quand il avait à peine 20 ans) La tâche des chrétiens où, parce qu’il est très attaché aux institutions démocratiques, il explique que les chrétiens ne doivent pas apporter une justice qui se substitue à la justice sociale. La tâche des chrétiens serait plutôt d’apporter ce qu’il appelle un «style chrétien», un style qui ne se substitue pas à la justice mais qui arrive comme un horizon. Par exemple: le pardon, la grâce. Le pardon et la grâce doivent toujours arriver après avoir rendu justice en faisant confiance à un tiers, à une institution du droit. La tâche des chrétiens est donc d’arriver après pour apporter – non pas le supplément d’âme puisque c’est trop peu mais ce qu’il appelle la «surabondance», qui vient après la justice sociale.

L’autre, le dialogue, la traduction…

Jean-Luc Gadreau: Nous sommes aujourd’hui le 10 avril 2022, premier tour de l’élection présidentielle ici en France avec en plus un contexte géopolitique, social, économique assez particulier avec notamment la guerre en Ukraine. Le regard sur le parcours de Ricœur permet-il une forme de résonance avec les enjeux politiques autour de l’élection présidentielle?

Margaux Cassan: Il y a deux concepts chez Ricœur qui sont particulièrement importants aujourd’hui: le compromis et le dialogue. On est dans une période où on érige la radicalité comme valeur mais la radicalité qui n’est pas dans son sens le plus noble. Je pense que réfléchir à la notion de compromis et à celle de dialogue est particulièrement important aujourd’hui.

Jean-Luc Gadreau: Le dialogue est fondamental pour Ricœur: l’intérêt de l’Autre et parler avec l’Autre, quel qu’il soit.

Margaux Cassan: Cela passe aussi par la traduction. Ricœur s’est beaucoup intéressé à la question de la traduction et c’est vraiment ce dont on manque en politique. Ricœur dit: «La traduction, c’est la possibilité de la paix». Si n’importe quel langage du monde peut être traduit dans mon langage, alors une paix est possible avec n’importe qui. Et ça, c’est transposable à beaucoup d’évènements dramatiques qui nous arrivent aujourd’hui. On manque de traductions et de traducteurs.

Jean-Luc Gadreau: Dans tous les sens du terme! Ce n’est pas simplement traduire les mots mais peut-être simplement arriver à parler avec?

Margaux Cassan: Oui, parce qu’un traducteur ne traduit jamais littéralement. Chaque langue a des schémas, des constructions d’imaginaires propres qui orientent la façon de traduire, et c’est de cela dont on manque.

…et l’étranger

Jean-Luc Gadreau: Un sujet que Ricœur va aussi travailler et qui nous ramène forcément encore à l’actualité, c’est celui de l’étranger qu’il cherche à définir non plus comme une figure négative (celui qui n’est pas familier) mais comme une figure positive: un autre, un semblable. Pour un philosophe à la fois protestant il y a forcément, on l’imagine, une évocation sous-jacente de la figure du Christ, celui qui proclame: «Je suis un étranger, vous m’avez accueilli» (Matthieu 25,35).

Margaux Cassan: Cette référence n’est pas explicitement donnée par Ricœur qui, quand il écrit, s’intéresse d’abord à la question du droit. Il s’est intéressé à la question de l’étranger assez tardivement, notamment dans un texte qui s’appelle La condition d’étranger, paru dans la revue Esprit en 1996.

Jean-Luc Gadreau: C’était après son passage aux États-Unis…

Margaux Cassan: Oui, c’est influencé par le passage aux États-Unis mais ça répond à un contexte français immédiat qui est celui de l’expulsion des sans-papiers de l’église Saint-Bernard dans le 18e arrondissement de Paris en 1996. C’est à l’issue de cet évènement que Ricœur publie La condition d’étranger, dans lequel il rappelle que lorsqu’on ouvre un dictionnaire à la page étranger, il est toujours question de celui qui n’est pas nous, de celui qui n’est pas chez nous, jamais on n’a de définition positive de ce qu’est l’étranger et cela a plusieurs conséquences dramatiques. La première est que cela restreint définitivement le cercle du chez nous. Ce qui est dommageable pour Ricœur car, quand on construit une identité, quand on construit un chez nous, on le construit à partir de valeurs. Et, parmi ces valeurs, il peut y avoir la tolérance, l’accueil… En fait, c’est le serpent qui se mord la queue: quand le chez nous refuse d’accueillir ou de traiter avec dignité ceux qu’il appelle les étrangers, peut-être que le fondement même de ce qu’il appelle chez nous s’effrite. C’est ce que Ricœur essaie d’expliquer dans ce texte en construisant progressivement une définition positive de la figure de l’étranger et en allant contre la tendance faisant de tous les étrangers un tout. Il fait une distinction très claire entre ceux qui relèvent du visiteur (qui ne sont donc pas des citoyens), ceux qui relèvent des immigrés (qui sont des visiteurs forcés pour des raisons de travail) et puis les réfugiés, d’autres visiteurs forcés mais pour des raisons politiques cette fois. Toute cette réflexion est aussi très actuelle et connote sans doute quelque chose de christique, même si la référence n’est pas donnée.

Les institutions coûte que coûte

Jean-Luc Gadreau: Dans Solaé, le rendez-vous protestant, il y a toujours un temps d’écoute d’un texte biblique. Nous irons aujourd’hui dans l’Épître aux Romains au chapitre 13, les versets 1 à 7. Ce sera l’occasion de continuer notre échange puisque, là encore, on parle d’institutions et, en quelque sorte, de politique.

«Que chacun se soumette aux autorités qui exercent le pouvoir car toute autorité vient de Dieu. Celles qui existent ont été établies par lui. Ainsi, celui qui s’oppose à l’autorité s’oppose à l’ordre voulu par Dieu. Ceux qui s’y opposent attireront le jugement sur eux-mêmes. En effet, les magistrats ne sont pas à craindre par ceux qui font le bien mais par ceux qui font le mal. Désires-tu ne pas avoir à craindre l’autorité? Alors, fais le bien et tu recevras des éloges car l’autorité est au service de Dieu pour t’encourager à agir bien. Mais, si tu fais le mal, crains-la car ce n’est pas pour rien qu’elle a le pouvoir de punir, elle est au service de Dieu pour montrer sa colère contre celui qui agit mal. C’est pourquoi il est nécessaire de se soumettre aux autorités, non seulement pour éviter la colère de Dieu, mais encore par devoir de conscience. C’est aussi pourquoi vous payez des impôts car ceux qui les perçoivent sont au service de Dieu pour accomplir soigneusement cette tâche. Payez à chacun ce que vous lui devez, payez l’impôt à qui vous le devez et la taxe à qui vous la devez. Montrez du respect à qui vous le devez et honorez celui à qui revient l’honneur.»

Jean-Luc Gadreau: La foi dans les institutions coûte que coûte, c’est une constante de Ricœur et, quelque part, ce texte nous permet d’en parler. Malgré l’omniprésence de la violence politique et quels que soient les régimes, le philosophe reste convaincu que la politique a toujours une intention honorable: faire le bien dans la société. Je pense que c’est une chose qui risque de faire réagir des auditeurs… Est-ce que vous pouvez nous expliquer tout cela?

Margaux Cassan: L’attachement radical de Paul Ricœur aux institutions a deux motifs: un motif politique que je vais expliquer, et un motif chrétien qu’on vient d’entendre ici et que je pourrai détailler un peu. Le motif politique, c’est qu’en 1956, il a écrit un texte (toujours dans la revue Esprit) qui s’appelle Le Paradoxe politique. Il réagissait à la révolte de la population hongroise contre les Soviétiques et il disait que dans n’importe quel régime, qu’il soit démocratique ou qu’il soit autoritaire, il y a toujours à la fois du mal et de la rationalité. La rationalité n’est donc pas du côté de la démocratie et le mal n’est pas du côté des régimes autoritaires. Dans chacun de ces régimes (bien sûr à différents degrés et c’est cela qui les distingue), il y a à la fois de la rationalité et du mal. Même dans le pire régime, il y a donc de la rationalité. Cela explique que Ricœur pense que c’est au sein des institutions qu’il faut se battre, parce que c’est en réformant de l’intérieur et non pas en cherchant à détruire par la révolution qu’on va permettre de rééquilibrer ce dosage entre la rationalité et le mal. C’est le paradoxe politique. Et puis, du point de vue biblique aussi, on voit dans l’Épître aux Romains une défense du respect des institutions ou en tout cas de l’obéissance aux autorités (ce qui n’est pas forcément la même chose) même si dans d’autres textes (et même dans l’Épître aux Romains, au chapitre 5), on a le sentiment de lire l’inverse! C’est ça qui est intéressant! En tant que chrétien, on est parfois un peu perdu sur cette question-là et Ricœur répond: en fait c’est assez simple, il faut respecter les institutions démocratiques parce que, même si l’État est déchu, il est institué de Dieu. C’est ce que dit ce chapitre que vous avez lu.

Chacun est faillible et capable

Jean-Luc Gadreau: Vous pouvez nous parler de l’expérience qu’on pourrait qualifier de communautaire, à Châtenay-Malabry: les Murs blancs?

Margaux Cassan: À partir de 1956 (quand il a quitté Strasbourg pour la Sorbonne) et jusqu’à sa mort en 2005, Ricœur a vécu à Châtenay-Malabry, à quelques kilomètres de Paris, dans une maison qui avait été achetée par Emmanuel Mounier en 1939, à l’origine pour accueillir des enfants. Puis la guerre a bouleversé ce projet initial et la maison s’est transformée à la mort de Mounier en 1950 en une espèce de communauté d’intellectuels qui accueillait six familles dont les Fraisse, les Baboulène, les Ricœur et les Marrou qui vivaient à la fois dans des espaces communs, des espaces partagés et des espaces intimes. Ce n’était pas sous une forme soixante-huitarde mais c’était quand même dans une espèce de grande maison avec uniquement des intellectuels qui étaient quasiment tous liés à la revue Esprit. C’était aussi l’époque où l’on luttait contre la guerre d’Algérie, la torture. Il a donc vécu cette expérience qui vous trouverez racontée dans un texte écrit par les petits-enfants des Domenach (une des six familles), Léa et Hugo Domenach, paru chez Grasset et qui s’appelle Les Murs blancs. L’ambiance parfois névrotique mais aussi stimulante des Murs blancs y est très bien décrite.

Jean-Luc Gadreau: Vers la fin de votre livre, vous écrivez: 

«À 83 ans, Ricœur a pris la plume pour interroger sa propre mort dans un texte publié à titre posthume intitulé Vivant jusqu’à la mort. Il écrit: «Je n’attends rien pour moi, je ne demande rien, je dis: Dieu, tu feras ce que tu voudras de moi, peut-être rien, j’accepte de n’être plus». Le 20 mai 2005, Paul Ricœur s’éteint aux Murs blancs et c’est précisément parce que Ricœur n’est pas un héros à la trajectoire assurée, c’est précisément parce que qu’il est complexe et torturé qu’il est passionnant.»

J’ai envie de vous demander de réagir à vos propres mots…

Margaux Cassan: J’avais le sentiment qu’on m’avait reproché de ne pas écrire une hagiographie de Paul Ricœur quand j’avais écrit une biographie.

Jean-Luc Gadreau: Parce qu’on ne l’a pas dit mais vous évoquez aussi des points un peu plus compliqués dans la vie de Paul Ricœur…

Margaux Cassan: Oui, des points plus compliqués mais qui font partie de son œuvre. Parfois, on cherche à faire taire ceux qu’on admire, à gommer les points gris… Or, dans ces textes-là, Ricœur montre bien qu’il en était non seulement conscient mais qu’il les revendiquait. Depuis les années 1950, il disait que chacun de nous est à la fois un homme faillible et un homme capable. C’est très chrétien comme idée et lui-même, au crépuscule de sa vie, a écrit un autre texte que j’aime beaucoup et où il dit: «La question n’est pas d’accepter de mourir mais d’accepter d’être né, de se dire oui à soi-même». Il dit que les erreurs qu’on a faites existent et qu’on peut ne pas les regretter, parce qu’on est à la fois capable et faillible et que parfois nos failles sont aussi la condition d’avoir été aussi quelqu’un de capable, de digne, de courageux. J’aime beaucoup cette idée qui fait de Ricœur pas seulement un philosophe, pas seulement un saint, mais aussi un homme. C’est ça qui m’a intéressée chez lui.

 

Illustration: Paul Ricœur en 1999 (photo Juerg Mueller, CC0 1.0).

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