7e Festival de poésie de la foi: «Divinement heureux les doux, car ce sont eux qui hériteront la terre»
Psaumes, poèmes, promenades, conférences, ateliers d’écriture, rencontres, lectures… Présentation du rendez-vous 2026 de toutes celles et ceux qui aiment conjuguer foi et écriture poétique, qui s’ouvrira le 5 juin dans l’archipel du Frioul, au large de Marseille, et se poursuivra les 6 et 7 juin à l’Espace Magnan en ville.
Ouverture sur l’île de Ratonneau, dans l’archipel du Frioul
Certains lieux sont particulièrement propices à l’inspiration poétique et à la diffusion de la culture. C’est notamment le cas pour l’île de Ratonneau, dans l’archipel du Frioul. Je me souviens en effet d’y avoir assisté, il y a des années, à la représentation d’une tragédie grecque à l’hôpital Caroline, qui trône en son milieu depuis deux cents ans, dans le but initial d’accueillir en quarantaine les voyageurs arrivant à Marseille avec une suspicion de fièvre jaune, notamment. Désormais les Festivals de tout poil y installent volontiers leur base.
De plus, un artiste, Jean-Claude Mayo, avait fait du Fort du Brégantin, qui se trouve à l’extrémité occidentale de l’île, un lieu d’élection de la République libre du Frioul, dont il s’était nommé Ministre Convoyeur du Verbe. Aujourd’hui encore, les murs épais du Fort abritent sous les voutes de salons improbables, les vestiges d’anciennes réunions artistiques et festives.

Le septième Festival de poésie de la foi, organisé par la paroisse de l’Église protestante unie de Marseille sud-est en partenariat avec les éditions Jas sauvages, déroulera le programme de sa première journée, le 5 juin, non loin du port. Il s’agira tout d’abord de déclamer sur une esplanade, face au grand large, les poèmes écrits ou choisis dans la littérature universelle par des paroissiens et les auteurs des éditions Jas sauvages, en relation avec le thème de cette année: «Divinement heureux les doux, car ce sont eux qui hériteront la terre». Des psaumes, des textes de Victor Hugo, Rimbaud, La Fontaine, Jean Alexandre, etc. s’y succèderont. Poèmes pacifiques et généreux, attentifs aux humbles, aux petits et aux défavorisés, dont il est bon de faire entendre les mots dans une période où la violence des guerres se déchaîne plus que jamais dans le monde.
Après un pique-nique dans une crique ou un repas dans un des nombreux petits restaurants du lieu, éventuellement après une baignade, la deuxième phase poétique consistera à participer à un atelier d’écriture, sous la houlette d’Yves Ughes, poète, conférencier, paroissien de l’Église protestante unie de Vence. Nous irons nous installer pour cela autour de la petite chapelle Saint-Étienne, posée face à la mer comme un petit temple grec, au-dessus de la foule des touristes.

Puis après une promenade pédestre dans l’île, tout le groupe regagnera en hâte le continent pour assister à la conférence d’Olivier Millet, professeur émérite de l’Université Paris Sorbonne, sur sa spécialité, l’histoire de la poésie protestante.
Puis deux journées dans la paroisse de Magnan
Dès lors, le Festival continuera à se déployer, en ville, dans l’Espace Magnan (8 boulevard Magnan, 13009 Marseille).
Le lendemain, 6 juin au matin, j’aurai moi-même plaisir à accueillir les volontaires au sein d’un autre atelier d’écriture sur thème biblique. Cette année, une place particulièrement importante est en effet accordée à l’expression poétique de la foi produite par le public qui assistera à cet événement.
Des officiels de l’Église protestante unie viendront ensuite en début d’après-midi dire tout leur attachement et leur intérêt pour cette manifestation soutenue par le Conseil régional de l’Église en Provence-Alpes-Corse-Côte d’Azur, le Consistoire de l’Arc Phocéen et le Conseil presbytéral de la paroisse de Magnan.
Puis conférences, lectures, présentations de recueils, vont se succéder avec des formules sans cesse variées et une équipe d’intervenants aguerrie: Yves Ughes, Jean Alexandre…, auxquels se joindront des nouveaux venus, auteurs de publications récentes: Jacqueline Wosinski, Philippe Depierre, tous à la fois poètes et pédagogues, à la parole accessible et inspirée.
La soirée du samedi trouvera son épanouissement à travers l’alliance de divers arts: peinture, poésie, musique, notamment avec le spectacle à tonalité africaine mettant en scène la poésie de Jacqueline Wosinski et son recueil Sous l’arche d’eucalyptus.
Le dimanche, après le culte, le pasteur Arnaud van den Wiele prendra ses habits de poète public, comme on est écrivain public, et il enregistrera sur machine à écrire les poèmes que les membres de l’assistance viendront lui proposer.
Un Festival très créatif donc, qui dans la tradition des précédents, contribuera à construire et à mettre à l’honneur une culture protestante actuelle et vivante.
La manifestation est gratuite et ouverte à tous. L’accueil dans la paroisse de Magnan est très chaleureux.
Pour tout renseignement sur ce Festival, vous pouvez consulter le site des éditions Jas sauvages.
