« Notre laïcité est devenue provinciale »

Dans le cadre des Improvisations protestantes, le philosophe et historien Marcel Gauchet a répondu à nos questions sur la notion de fin de la religion alors qu’on constate son grand retour dans le débat public, ainsi que sur les évolutions possibles du concept de laïcité.

 

Le philosophe et historien Marcel Gauchet, invité par Olivier Abel aux Improvisations protestantes, a répondu à nos questions quelques minutes avant le début du débat.

Les notions de fin de la religion et de laïcité doivent selon lui être repensée. Celle-ci s’est en effet définie en France à la suite d’un conflit séculaire entre l’Église catholique et l’État. Le contexte n’étant plus le même aujourd’hui, il conviendrait de la repenser autrement, dans une perspective plus universelle.

 

 

(Illustration : mairie et église de Vieille-Église en Yvelines)

 

Commentaires

 

Chavey (23 février 2016)

Merci pour ces vidéos qui permettent à ceux qui sont éloignés de la capitale, de bénéficier des (courtes hélas) réflexions des intervenants.

 

Anthyme (8 juin 2016)

À mon très humble avis … (Oui bon … c’est obséquieux comme formule mais je déteste les gens qui débarquent dans un forum pour papillonner de sujet en sujet en y fientant leur science. — Ce n’est pas mon cas car, en évoquant Karl Barth, c’est vous qui m’avez entrouvert la porte). À mon humble avis, il n’y a aucun autre retour que celui d’une insidieuse peur-du-lendemain consécutive au constat de faillite des valeurs hier encore révérées.

Je pense que les sociétés en manque de projet poussent des foules désemparées vers les poubelles de leur passé, tentant d’y trouver un quignon d’espoir. Les Russes commencent à embrasser l’icône de leur nouveau Staline. Dans moins d’un an, il n’est pas impossible que les Français s’agenouille devant leur nouvelle sainte Jeanne d’Arc !

Je pense que votre définition du mot religion est à préciser. Permettez-moi de citer mon commentaire concernant le dessin de Cabu Aux chiottes toutes les religions qui a fait la couverture du n°983 de Charlie Hebdo (20 avril 2011) : « La religion, c’est ce qui déverrouille les portes avant de les dégonder, pour ensuite élargir les ouvertures et élever les linteaux … au point d’effacer les murs. » C’est pourquoi il me semble pertinent de ne parler de religion qu’au singulier.

À mon humble avis, quelqu’un qui passe sa vie une truelle à la main pour affermir les murs derrière lesquels il s’est réfugié ne peut se prétendre religieux. Plutôt que de religion, peut-être aurait-il fallu écrire : « Aux chiottes toutes les déligions » … Une remarque qui ne suffit pas à me désolidariser de ce dessin.

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