Covid: si Jésus est notre socle…

«Sur qui et sur quoi nous appuyer» dans cette crise? Nous appliquons les règles en sachant qu’elles ne protègent «pas complètement» et nous avons tendance à oublier que «cette période» est aussi «une opportunité qui nous est donnée pour vivre notre foi». Puisque «notre fondement, c’est Jésus-Christ», vivre notre foi, c’est alors tenter d’être dignes de lui, discerner ce qu’il ferait à notre place et accueillir chacun comme si on l’accueillait lui.

Texte publié sur Blog pop.

 

 

En cette période trouble, comment nous en sortir, à quoi nous accrocher, que faire ou ne pas faire? Certes, les pouvoirs publics nous communiquent régulièrement les recommandations à suivre. Ce qui est une bonne chose à mon sens puisque nous avons besoin d’indications. Là où chacun nous sommes, nous n’avons pas une vision globale de la situation, ni une hauteur de vue suffisante pour nous permettre de l’appréhender avec tous les éléments qui la composent. Donc, je ne peux que nous encourager à respecter ce qui nous est recommandé. Même si je reconnais que le respect strict des règles n’est pas chose facile: ce n’est tout simplement pas naturel au commun des mortels. Je ne connais personne qui se lève le matin en sautant de joie à l’idée de, toute la journée, porter le masque, se mettre du produit chimique sur les mains, tendre l’oreille pour entendre ce que l’autre dit et veiller à mettre de la distance avec les gens que nous apprécions…

Mais nous savons aussi que le respect des règles ne nous protège pas complètement, puisque nous en connaissons qui ont respecté toutes les consignes et qui sont quand même tombés malades. Sur qui et sur quoi nous appuyer donc, dans ce contexte? Chacun cherche refuge où il peut et où il sait. Pour les chrétiens, cette situation peut être aussi un moyen de nous rappeler où sont nos fondements. Et notre fondement, c’est Jésus-Christ. Nous pouvons nous approcher de lui à tout moment afin de lui exposer nos inquiétudes, nos peurs mais aussi lui demander de protéger nos vies.

 

Démontrer, à travers la vie qu’on vit, ce à quoi nous sommes attachés

Peut-on faire confiance à Jésus-Christ à 100%? Je pense que la confiance est un mouvement, une dynamique, un acte d’abandon total. J’avoue que ce n’est pas forcément naturel. Surtout dans notre société où tout est rationalisé et où l’homme a pris toute la place, même celle de Dieu finalement. Mais, n’est-ce pas le péché de base de l’être humain puisqu’Eve a voulu être comme Dieu? Puisque l’abandon total requiert de reconnaître que malgré toutes nos avancées scientifiques, médicales et rationnelles, il y a une part (et je dirais même que c’est la plus importante) qui revient à Celui qui a tout créé et qui sait tout.

Quid pour ceux qui ne reconnaissent pas Jésus comme le maître de l’univers? Je pense que nous avons un rôle à jouer: un rôle de témoin et de disciple. On ne peut forcer personne à croire en Jésus mais à travers la vie qu’on vit, on peut démontrer ce à quoi nous sommes attachés. Le risque, c’est souvent de se laisser confondre avec le sentiment ambiant en se laissant aller à des peurs et des paroles qui ne sont pas dignes des disciples de Jésus que nous sommes. Est-ce que cette période n’est pas aussi une période propice et une opportunité qui nous est donnée pour vivre notre foi? Et si on se demandait comment Lui (Jésus) agirait à notre place dans chacune de nos activités? Je sais que c’est un exercice compliqué. Surtout que dans ce cas, ça ne doit pas rester un exercice intellectuel mais être une conviction profonde dans notre manière de vivre.

 

Comme si on accueillait Jésus lui-même

Et si on se mettait un peu à la place des personnes que nous accueillons dans nos différentes structures pour savoir quel témoignage nous devrions leur fournir? Donner du pain, du café aux personnes de la rue le matin, donner des cours de français aux étrangers, aider les enfants dans leur scolarité… : tout ça est bien, même très bien. On répond à un vrai besoin. Mais qu’est-ce qui nous motive dans toutes ces actions? Puisque nous nous éloignons de notre objectif à chaque fois que nous oublions que nous le faisons comme si on accueillait Jésus lui même. Quel regard posons-nous sur chacune des personnes qui passe notre portail, comment nous adressons-nous à chacune d’elles et jusqu’où va notre joie de nous poser à côté de chacune d’elle? Si Jésus est notre socle, toute notre vie est censée être basée sur Lui.

Je vous laisse à cette réflexion, afin que chacun examine en lui-même son attitude en cette période de crise pour savoir en quoi nous sommes des témoins de Jésus-Christ auprès de nos proches, dans nos activités et auprès de ceux qui nous voient vivre. Comme le dit l’apôtre Paul en 2 Corinthiens 2, 15-16: «Nous sommes en effet, pour Dieu, le parfum du Christ parmi ceux qui sont sur la voie du salut comme parmi ceux qui vont à leur perte: pour les uns, une odeur de mort, qui mène à la mort; pour les autres, une odeur de vie, qui mène à la vie.»

 

Illustration : panneau invitant à la distanciation pour cause de Covid dans un hypermarché près de Vichy en août 2020 (photo CC-TCY).

 

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