Femmes, hommes : « Il faut viser l’équité »

Dans le cadre des Improvisations protestantes, l’auteure et professeure de littérature Claude Habib est intervenue ce 9 mai sur Le mariage contemporain et sa précarité.

Retrouvez ci-dessous l’interview vidéo de Claude Habib :

 

Commentaires

 

Hilbold (28 juillet 2017)

Je vous remercie de votre interview car il est rare d’entendre une femme de notre temps dire que les hommes sont les grands perdants de l’évolution actuelle en matière de famille, de sexualité, de contraception, etc. Mais nous étions tellement dominateurs, nous les hommes, qu’un jour devait bien arriver le retour du balancier. Je crois que c’est à cause des deux guerres mondiales où, les hommes étant sur les champs de bataille, les femmes les ont remplacés dans de nombreuses tâches. Et après les guerres, elles sont restées en place. Mais ceci n’est qu’une partie de l’explication car c’est surtout le développement de l’individualisme et de la consommation de masse qui ont fait qu’un salaire ne suffisait plus. Étant chrétien pratiquant et protestant, je suis pour un schéma traditionnel de la famille mais pour une égalité parfaite entre la femme et l’homme dans le couple tant au niveau de la responsabilité de l’éducation des enfants qu’en ce qui concerne les tâches ménagères. Cela ne me dérange nullement et je regrette le discours qui frise parfois la haine de certaines organisations féministes. Elles disent s’exprimer au nom des femmes mais je me demande qui elles représentent. Mon épouse a travaillé pendant 37 ans dans une usine textile comme couturière et où il n’y avait que des femmes et je vous prie de croire que leurs soucis n’était pas les discours médiatiques de ces guerrières de la féminité. (…) Voilà  ce que m’inspire l’évolution de notre société : une profonde incompréhension de ce que l’on fait croire dans les médias. En tant que protestant, je n’ai rien contre les évolutions de la société bien que je sois contre l’avortement comme moyen de contraception. Les femmes doivent avoir la liberté de leur corps mais elles ont aussi une responsabilité car elles sont les seules à pouvoir mettre un enfant au monde et je crois fermement qu’un enfant à besoin jusqu’à un certain âge d’une autorité. (…) On ne peut pas être au travail et à domicile quand on doit assumer seule l’éducation d’un enfant, on délaissera fatalement l’un des deux à moins d’avoir le don d’ubiquité. Je suis inquiet pour notre société.

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