La subjectivité comme dernier lieu du sens
«Les hommes essayent de sauver cette Société par un ordre logique, alors que c’est cet ordre même qui la tue.» Adressées à Moritz, «archétype de l’homme moderne, confronté à des systèmes qui, sous couvert d’efficacité, menacent sa singularité et son humanité», les dernières paroles de Koruga (dans le roman La vingt-cinquième heure de Gheorghiu) annoncent dès 1949 «les effets de la rationalisation extrême et de la technocratie sur l’homme contemporain» dans «une civilisation qui a rompu son lien vivant avec la subjectivité et la transcendance». Et «rappellent ce que toute lucidité humaine découvre tôt ou tard: l’ordre du monde peut se renverser, mais pas celui du cœur. L’ordre logique peut-être subverti si l’on restaure la primauté du vivant».
«La Société de la civilisation technique est devenue incompatible avec la vie de l’individu. Elle étouffe l’homme. (…) De toute notre force, nous agissons contre notre propre bien, et surtout contre Dieu. (…) Les hommes essayent de sauver cette Société par un ordre logique, alors que c’est cet ordre même qui la tue.
Voilà le crime de la Société technique occidentale. Elle tue l’homme vivant – le sacrifiant à la théorie, à l’abstraction, au plan. C’est là, la forme moderne du sacrifice humain.»
(Constantin Virgil Gheorghiu) (1).
«On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure.»
(Georges Bernanos) (2).
Il est des œuvres qu’il faut découvrir dans sa jeunesse, puis relire à différents âges de la vie. Par exemple, relire aujourd’hui La Vingt- cinquième heure et les dernières paroles prêtées au prêtre Koruga. Paroles qui pourraient être comprises par un jeune lecteur comme une thèse. Mais qui peuvent aussi être entendues, par un lecteur plus mûr, pour ne pas dire plus âgé, comme un testament spirituel. Car ces phrases résonnent comme une confidence ultime sur la condition humaine. Elles disent, dans une langue dépouillée, ce que l’histoire moderne n’a cessé de refouler: aucun ordre profondément humain ne peut se fonder sur l’abstraction. Elles disent qu’aucune civilisation ne peut survivre lorsqu’elle se détache de la subjectivité vivante des personnes. Relire ces paroles, ce n’est pas seulement entendre une critique prophétique de la modernité, mais avant tout celle d’un monde où le réel n’est plus pensé à partir de l’expérience intérieure, mais à partir des mécanismes de plus en plus complexes qui prétendent valoir pour tous en effaçant les visages singuliers. Dans une telle société, et c’est la nôtre, l’individu est plus que fragilisé ; il est rendu presqu’inaudible. Les philosophes, dans leur jargon, parleraient certainement d’une véritable anthropologie du sens.
Ces formules – «La société de la civilisation technique est devenue incompatible avec la vie de l’individu» et «De toute notre force, nous agissons contre notre propre bien, et surtout contre Dieu» – ne relèvent pas seulement du constat historique; elles expriment une compréhension profondément tragique de la condition humaine. Condition où l’homme d’aujourd’hui semble s’être séparé de lui-même et de son orientation spirituelle. En filigrane, s’ébauche l’idée que tout but authentique ne peut qu’être d’ordre subjectif; il ne peut émaner que d’une conscience singulière, d’une intériorité vivante, d’une relation personnelle au vrai.
Une incompatibilité entre civilisation technique et vie humaine
«La société de la civilisation technique est devenue incompatible avec la vie de l’individu.» Diagnostic radical et décisif. Profondément juste, et vérifiable au quotidien. Il ne s’agit pas d’une tension passagère mais d’une profonde contradiction de structure. D’un côté, la civilisation technique, de l’autre la vie individuelle. D’un côté l’efficacité, la normalisation, la prévisibilité et l’optimisation. De l’autre, la singularité, la vulnérabilité, la mémoire, l’attachement, et la vraie liberté. Ce n’est pas une condamnation de la technique en tant qu’outil, instrument utile, mais celle de la forme historique qu’elle prend lorsqu’elle devient un système autonome, imposant sa logique propre à l’existence humaine.
Johann Moritz, personnage principal du roman, est un homme ordinaire, simple et attachant, dont la vie est bouleversée par la Seconde Guerre mondiale et les régimes totalitaires. Homme ordinaire mais figure universelle, symbolique de l’homme dépossédé progressivement de son identité par des structures qui prétendent organiser le réel mais qui, en réalité, dissolvent l’épaisseur humaine de l’existence. Préfiguration criante de ce que la société technologique contemporaine nous fait devenir. L’individu n’est plus reconnu dans sa singularité. Il est traduit en données, en catégories, en appartenances imposées de l’extérieur. C’est ainsi que nous comprenons la portée critique des paroles de Koruga, au seuil de sa mort. La civilisation technique n’est pas un cadre neutre de modernisation. Elle devient un milieu total, une cage de fer dans laquelle la vie personnelle devient difficilement habitable. Le roman de Gheorghiu n’est pas uniquement la description de la déshumanisation sous les totalitarismes historiques. Il annonce symboliquement les effets de la rationalisation extrême et de la technocratie sur l’homme contemporain. Moritz devient l’archétype de l’homme moderne, confronté à des systèmes qui, sous couvert d’efficacité, menacent sa singularité et son humanité. «Les hommes essayent de sauver cette Société par un ordre logique, alors que c’est cet ordre même qui la tue» (3).
«C’est là, la forme moderne du sacrifice humain.» Aujourd’hui, ce sacrifice prend des formes plus diffuses, mais bien réelles: épuisement au travail au nom de la compétitivité, santé mentale entamée par la pression de la performance, solitudes sans recours, sacrifices écologiques que seule l’obsession de la croissance justifie. Aux dépens des vies singulières, est privilégiée la gestion des flux, des quotas, des taux, des pourcentages. La violence n’est plus spectaculaire mais elle demeure structurelle, inscrite dans des dispositifs dits neutres qui ne sont que de nouvelles machines sacrificielles. Forme moderne de sacrifice rituel. Tant que les abstractions – modèle, plans, systèmes – ne seront pas mises à l’épreuve de la réalité vécue des individus, la menace d’une vingt-cinquième heure, ce moment où l’on découvre qu’il est trop tard pour réparer ce qui a été sacrifié, continuera de planer.
«La forme moderne du sacrifice humain»
C’est dans ce contexte qu’il convient ici de souligner l’idée, implicite mais essentielle, selon laquelle tout but véritable est d’abord subjectif. Cette interprétation ne signifie nullement que le vrai se réduirait à l’opinion privée ou au caprice personnel. Elle met plutôt l’accent sur le fait que ce qui compte réellement pour une existence humaine ne peut jamais être entièrement objectivé sans perdre sa vérité existentielle. Tout but véritable ne peut être une fin abstraite qui serait imposée de l’extérieur. Il est ce vers quoi une personne se dirige dans une adhésion intérieure, dans une fidélité à sa conscience, à sa vocation, à son rapport au bien, à sa foi. En ce sens, la subjectivité n’est pas l’opposé de la vérité; elle est la condition de son incarnation. Un but n’est réel que s’il engage une liberté concrète. Il ne peut être véritable que s’il peut être assumé intérieurement par un sujet vivant. C’est cette dimension subjective, cette «vie intérieure», que la modernité technique tend précisément à effacer, au profit de finalités objectivées: efficacité, sécurité, croissance, rationalisation. En devenant absolues, ces finalités cessent de servir la vie pour la soumettre à leurs propres exigences. «Voilà le crime de la Société technique occidentale. Elle tue l’homme vivant…» Gheorghiu décèle et dénonce l’erreur profonde de la civilisation moderne. Elle traite comme secondaire ou accessoire ce qui, du point de vue de l’humain est premier: l’orientation intérieure du sujet. «C’est là, la forme moderne du sacrifice humain.»
L’autodestruction de l’homme moderne
«De toute notre force, nous agissons contre notre propre bien, et surtout contre Dieu.» Le propos est radical; il introduit une dimension morale et théologique qui donne aux dernières paroles de Koruga leur tragique profondeur. L’homme moderne n’est pas seulement la victime d’un système, il en est aussi l’acteur. Puisqu’il met sa force, son intelligence, son savoir, sa puissance organisationnelle au service d’un mouvement qui se retourne contre lui, le broie et le tue (4). Le drame n’est pas celui d’une faiblesse mais d’une énergie mal orientée, contre son «propre bien». Logique paradoxale par laquelle la civilisation contemporaine accroît ses capacités tout en détériorant les conditions de son humanité. Plus elle maîtrise le monde et plus elle perd le sens de sa mesure. Plus elle multiplie les moyens et plus elle s’éloigne des fins. Cette intuition conserve de nos jours une acuité particulière: omniprésence des dispositifs numériques, automatisation de la pensée et des jugements, accélération des rythmes de vie, dépendance des flux informationnels, fragilisation de l’attention, destruction des liens durables. Sans cesse croissante, cette puissance s’accompagne d’un appauvrissement intérieur. Plus l’humanité croit maîtriser les conditions de sa vie et plus elle s’éloigne de la vie.
«Contre Dieu»: une crise de l’orientation ultime
«Et surtout contre Dieu.» Contre la vérité de la créature. C’est le point culminant de ce testament spirituel. L’analyse sociologique de la modernité se fonde sur une anthropologie théologique. Dans la vision chrétienne (5) qui informe la parole de Koruga, l’homme n’est pas un être auto-suffisant; il est créature, être reçu, situé, appelé à répondre d’une origine qui le dépasse. Agir contre Dieu n’est pas seulement transgresser des commandements religieux, mais se soustraire à l’ordre qui donne sens à l’existence. S’en exclure.
La civilisation technique ne peut être réduite à une organisation sociale. Elle apparaît comme la figure de la tentation prométhéenne. L’homme croit pouvoir se constituer comme la mesure de toute chose, substituant l’immanence au transcendant, la puissance à la vérité. Cette absolue affirmation de soi le conduit à sa perte car elle détruit la relation vivante à ce qui le fonde. Koruga exprime de manière prophétique l’inquiétude métaphysique qui est toujours aujourd’hui la nôtre devant la réduction du réel à ce qui est calculable et immédiatement disponible.
L’étrange actualité d’une parole venue des années 1940
Que des paroles prononcées dans l’ombre des camps puissent éclairer notre monde saturé de technologies numériques, de réseaux sociaux, d’intelligences artificielles, cela peut surprendre. Voire inquiéter. Car ce décalage historique révèle l’unité d’un même processus. Ce que Gheorghiu perçoit dans la violence extrême des totalitarismes, la société contemporaine le prolonge sous des formes plus diffuses mais non moins structurantes. La réduction de l’homme à un cas administratif trouvent aujourd’hui ses équivalents dans la réduction de l’individu à un profil de données et à un ensemble de comportements prédictibles. La logique statistique s’étend à l’ensemble des sphères de nos existences.
L’étrangeté tient alors à ceci: les avertissements formulés dans un contexte de catastrophes historiques semblent s’être banalisés, comme si la catastrophe était devenue normalité. Là où la vingt-cinquième heure évoquait le moment où il semblait être trop tard pour changer le cours des événements, la société actuelle donne parfois ce terrible sentiment que nous vivons durablement dans ce trop tard. Que nous touchons à ce point de non-retour (6). Entre lucidité et résignation. Les alertes de déshumanisation, de perte de sens, de crise de la subjectivité ont beau se multiplier, elles ne cessent, impuissantes, de cohabiter avec l’accélération continue des processus qui les engendrent.
Cette actualité paradoxale des paroles de Koruga, sur son lit de mort, à son fils invite d’abord à reconnaître la profondeur de la critique. Elle ne vise pas seulement un régime politique particulier ou telle configuration historique, mais une structure de civilisation qui absolutise la technique en marginalisant l’expérience intérieure. Elle invite aussi à redécouvrir la portée de cet appel implicite: si la subjectivité est le dernier lieu du sens, alors c’est à partir de la conversion des consciences – de la manière dont chacune se rapporte à la vérité, au bien, à Dieu – que peut encore se jouer la survie de l’humain dans un monde de systèmes ignorant la personne.
Des failles comme lieux possibles d’espérance
Le testament spirituel de Koruga met en lumière les failles de la société contemporaine. Elles ne renvoient pas seulement à des dysfonctionnements qu’il suffirait de corriger. Elles renvoient à une crise de fond. Celle d’une civilisation qui a rompu son lien vivant avec la subjectivité et la transcendance. Crise qui se manifeste par la généralisation de l’abstraction, la réification des individus, la réduction de la vie à des paramètres maîtrisables et l’intensification de la puissance collective contre le bien véritable de l’homme.
Mais ces failles sont aussi, peut-être, des ouvertures par lesquelles une autre manière de comprendre et respecter l’humain peut émerger. Aucun retour à un passé souvent idéalisé ne sera possible. Aucune modification ou changement de système ne restaurera l’humanité. Qu’est-ce alors que l’espérance ? Elle réside dans la fidélité d’hommes et de femmes qui, au cœur de notre civilisation technique refusent de sacrifier la subjectivité vivante à l’abstraction, l’orientation intérieure aux systèmes, la relation à Dieu aux promesses de l’efficacité rationnelle et de la puissance. Elle réside dans cette résistance créatrice, subversion intérieure, réconciliant la vie et la raison sans sombrer ni dans le sacrifice, ni dans le renoncement qui serait une fuite.
Gheorghiu, prêtre orthodoxe, conserve une espérance humaniste (7) et cette espérance – lucide face à la tragédie qui est celle de l’Occident moderne – est au creux des paroles testamentaires du prêtre Koruga. Car elles rappellent ce que toute lucidité humaine découvre tôt ou tard: l’ordre du monde peut se renverser, mais pas celui du cœur. L’ordre logique peut-être subverti si l’on restaure la primauté du vivant. Si tout but réel et véritable est subjectif, c’est parce qu’en l’homme seul, malgré tout, subsiste ce lieu où la vérité s’éprouve, où la conscience est toujours capable de répondre à l’appel du bien, du vrai, de Dieu. Tôt ou tard.
Gheorghiu redonne à la subjectivité sa dignité métaphysique: elle demeure le dernier lieu du sens. L’unique lumière dans la nuit du siècle.
Illustration: détail de la couverture de l’édition de La vingt-cinquième heure en Livre de poche en 1966.
(1) Paroles du prêtre Koruga à son fils (La vingt-cinquième heure, C. Virgil Gheorghiu, traduit du roumain par Monique Saint-Côme, préface de Gabriel Marcel, Plon (Feux croisés), 1949, p.318). La Vingt-cinquième heure paraît au sortir de la Seconde Guerre mondiale (1949), mais le récit se situe dans l’Europe centrale et orientale des années 1930-1940, marquée par la montée des totalitarismes, le racisme d’État et la bureaucratie. Le destin de Johann Moritz, paysan roumain ordinaire broyé par les administrations successives (roumaine, hongroise, allemande, puis alliée), incarne la manière dont les régimes nazi, soviétique ou même les démocraties victorieuses réduisent l’homme à un dossier, une catégorie, un «cas» administratif.
(2) Georges Bernanos, La France contre les robots, Comité de la France libre du Brésil. 1947.
(3) Voilà mis à nu le paradoxe de nos réformes permanentes: chaque crise entraîne une strate supplémentaire de normes, de règles, de dispositifs qui ne font qu’accentuer la déshumanisation.
(4) Jacques Ellul, dans La technique ou l’enjeu du siècle (Armand Colin, 1954), développe une idée voisine: le système technique est autonome, totalitaire. Il impose une efficacité qui se retourne contre la liberté créatrice de Dieu, broyant l’homme au nom d’une fausse nécessité qui se retourne contre la vie. Notons tout de même ce que Chateaubriand écrivait déjà dans ses Mémoires: «Au milieu de cela, remarquez une contradiction phénoménale: l’état matériel s’améliore, le progrès intellectuel s’accroît, et les nations au lieu de profiter s’amoindrissent: d’où vient cette contradiction ? C’est que nous avons perdu dans l’ordre moral. En tout temps il y a eu des crimes; mais ils n’étaient point commis de sang-froid, comme ils le sont de nos jours, en raison de la perte du sentiment religieux. À cette heure ils ne révoltent plus, ils paraissent une conséquence de la marche du temps; si on les jugeait autrefois d’une manière différente, c’est qu’on n’était pas encore, ainsi qu’on l’ose affirmer, assez avancé dans la connaissance de l’homme; on les analyse actuellement; on les éprouve au creuset, afin de voir ce qu’on peut en tirer d’utile, comme la chimie trouve des ingrédients dans les voiries».
(5) Le «surtout contre Dieu» est le cœur du scandale. Dans la vision chrétienne orthodoxe de Gheorghiu, influencée par Dostoïevski et les pères de l’Église, l’homme est créé à l’image de Dieu, appelé à une théosis, une divinisation progressive par laquelle la créature s’unit au divin sans confusion. La civilisation technique profane cette vocation. L’action «contre Dieu» renvoie au livre de la Genèse, où l’homme, chassé du Paradis pour avoir voulu «être comme des dieux», récidive en bâtissant une Babel technique. Contre les utopies prométhéennes, Koruga réaffirme la kénose christique: la vraie force est renoncement, non conquête; le vrai progrès, retour à l’humilité.
(6) «Nous périrons donc enchaînés par les esclaves techniques ? (…) [Mon roman sera le livre de cet épilogue. Quel est son titre ? Il s’appellera la vingt-cinquième heure. Le moment où toute tentative de sauvetage devient inutile. Même la venue d’un messie ne résoudrait rien. Ce n’est pas la dernière heure: c’est une heure après la dernière heure. Le temps précis de la société occidentale. C’est l’heure actuelle, l’heure exacte» (La vingt-cinquième heure, opus cit., pp. 45-46).
(7) Les lecteurs de La chute dans le temps (Gallimard, 1964) diront, en lisant ces lignes, que Cioran a lui aussi approfondi toutes ces intuitions en y ajoutant une dimension temporelle et pulsionnelle. Son «siècle de la fin» est animé par une hâte frénétique où l’être se dissout en mouvement perpétuel. La civilisation s’abîme et se détruit dans le tourbillon qu’elle suscite, fuyant un «dénouement» inéluctable par une accélération suicidaire. Les machines, loin d’être la cause, ne sont que des «auxiliaires» inventés pour hâter la chute: l’homme y courait déjà, et les a créées pour «y rouler» plus vite. Mais Cioran est un nihiliste radical qui diagnostique une fatalité: l’homme fuit un vide absolu, sans «autre avenir», rejoignant son destin. Cioran médite une chute inévitable (avec une indulgence lucide et ironique pour les «hallucinés» qui s’y précipitent). Là où Gheorghiu accuse un crime évitable. Mais, dans des perspectives différentes, leur lucidité est sidérante.
